La jumelle, "coureuse primitive"

LA JUMELLE "COUREUSE PRIMITIVE"

"Le dominant siffle, le dominé accourt." Envie de fermer la page, non ? Cette phrase est insupportable ... pour l'ego. Bon... Relisons-la maintenant mais plutôt en observant le sens instinctif et complémentaire. Au départ, l'un a l'instinct d'appeler sans réfléchir et l'autre celui de venir sans réfléchir... Voilà ce que cela signifie. (moralité : L'ego rend impulsif et trompe, même les dominés...)

Etre le dominé, c'est une tendance, un rôle dans le couple, ce n'est pas péjoratif. Dominant et dominé peuvent avoir chacun leurs qualités et leurs défauts.

Je m'étais aperçue, parallèlement à l'étude sur l'instinct, d'une similitude étrange qui m'avait interpellée entre quelques jumelles DN avec qui je conversais au début. Je ne sais pourquoi, j'avais un pressentiment... J'ai donc envisagé d'incorporer à "tout  hasard" une question relative à ce fait dans les questionnaires que je fais parvenir en vue d'établir des premières statistiques.

Je ne pensais pas vraiment que cela donnerait un résultat parlant.

Tout est parti d'un simple constat d'une DOULEUR OU GÊNE AU GENOU DROIT en commun.

L'étude est toujours en cours mais elle révèle d'ores et déjà que les  jumeaux DN dominés ont une douleur au genou dans au moins 60% des cas et sont principalement des femmes. On ne peut pas affirmer que ce chiffre seul puisse être significatif. Cependant, là où il peut présenter un intérêt, c'est en le rapprochant d'autres paramètres. Il est à noter que dans les réponses positives, la douleur est située au genou droit lorsque la jumelle est droitière pour la marche (le réflexe fait avancer le pied droit en premier) et au genou gauche lorsqu'elle est gauchère pour la marche (pied gauche en premier). Le nombre de jumelles avec une douleur côté droit est supérieur car elles sont effectivement plus nombreuses à être en général droitières. Cette douleur articulaire ne semble pas avoir de rapport avec l'âge, et donc n'a pas pour cause le vieillissement de l'ossature ni de lien avec une pathologie particulière.

Pourrions-nous voir cette douleur au genou comme un signe "avant-coureur" ? Ne croyons pas si bien dire ...

Cette douleur est donc reliée au fait d'être droitière ou gauchère. De l'idée de marche, par association, je suis passée à l'idée de course. LA COURSE ? UNE COUREUSE ? BIEN SÛR ! 

En effet, que l'on marche ou que l'on court, nous avons le même pied prédisposé à partir. Et c'est  INSTINCTIF ! ... Ah ! Revoilà l'instinct. L'instinct nous pousse à partir du meilleur pied ... pour courir plus vite. J'avais une piste à suivre ...

Alors, je me suis posée la question "pourquoi la douleur au genou ?" en gardant à l'esprit l'image de l'athlète à la course de vitesse, l'image des starting-blocks m'est venue rapidement. 

Je me suis alors accroupie dans la position de l'athlète sur des starting blocks et ai testé un élan de départ pour voir. Instinctivement, j'ai mis en avant mon pied droit (je suis droitière). La jambe droite étant à l'équerre et lorsqu'on démarre la course, on force sur cette jambe d'appui.  Ainsi, c'est bien ce genou qui est fortement sollicité. Je me suis demandée, en ayant le genou sous le menton, si l'expression "prendre les jambes à son coup" ne venait pas d'ailleurs de cette position préliminaire à la course.

Personnellement, je ne suis pas spécialement coureuse dans la vie quotidienne, comme la plupart de toutes ces jumelles. Elles ne sont pas toutes des "Marie-José Perec". 

Un petit clin d'oeil à la formidable Marie-Jo...

Cependant, certaines m'ont confié avoir eu envie ou éprouvé le besoin d'aller à nouveau faire du jogging depuis leur rencontre avec leur jumeau.

Donc, comment peuvent-elles en majorité avoir une "douleur de coureuse" alors qu'elles ne courent pas quotidiennement ? Si l'on met ceci également en rapport avec l'instinct, pourrait-il s'agir d'une douleur issue d'une mémoire physiologique ancestrale et donc génétique ou plutôt d'une mémoire génésique des cellules réveillée par la condition de jumeaux disparonatals ?

Le fuyant initial, instinctif, est le dominé, donc souvent la jumelle. La "coureuse". Même si la femme moderne ne semble pas avoir nécessairement conservé des prédispositions à la course, elle semblerait, dans le cas des jumelles DN, ainsi avoir encore un éventuel signe physique le confirmant. Mais nous savons aussi que la jumelle est aussi dans son appellation de fuyante, en parallèle du chasseur, "la proie". Même si la femme moderne n'est plus une sportive, si son environnement la replace dans une position de proie, on peut penser que son instinct de survie poussera certainement son corps à produire de l'adrénaline et elle pourra alors "piquer un 100 mètres" comme personne. Imaginons maintenant cette femme en femme primitive devant éventuellement rejoindre son mâle dominant sur son territoire qui pouvait parfois se trouver très éloigné du lieu où elle se trouvait. Elle devait avoir besoin d'être une athlète endurante mais aussi une performante de vitesse si elle était la proie de prédateurs. De plus, la vitesse seule ne devait parfois pas suffire, l'obligation d'immobilisme devait aussi se présenter, se cacher avec la nécessité de s'accroupir régulièrement derrière des roches avant de repartir dans sa course dès qu'elle en avait l'occasion. Cette position, un genou à terre, à la fois confortable et permettant un départ rapide avec un appui sur l'autre, était utilisée par réflexe. On l'utilise d'ailleurs toujours dans la course athlétique aujourd'hui. 

On va me dire mais l'aptitude particulière à la course de la femme n'avait peut-être pas pour but de rejoindre l'homme mais simplement de chasser dans un but alimentaire et nourrir ses enfants (comme aujourd'hui elle va faire les courses, je me fais l'avocat du diable ...) comme on le voit chez certains animaux où c'est la femelle qui chasse, comme dans le cas de la lionne. Sauf que c'est une erreur, chez les animaux, la femelle ou le mâle savent très bien chasser car les deux doivent contenter le même instinct alimentaire (personnel ou maternel).  Pour l'Homme, il en est de même. (Si Monsieur a faim, il ira au magasin). Et lorsqu'on parle du lion, il est en réalité aussi chasseur que la lionne, c'est juste qu'il a une technique de chasse différente, une chasse de dominant, et qu'il chasse seul et de nuit, celle-ci étant donc plus difficile à observer. Donc, l'explication d'une meilleure prédisposition à la course par la chasse exclusivement féminine ne tient pas. Dans toutes les espèces, le mâle et la femelle sont par instinct aptes à chasser. Ce n'est donc pas son rôle de prédateur qui la prédisposait plus à la course que l'homme., mais plutôt donc son rôle de proie. C'est le fait de devoir gagner du temps en tant que proie qui l'a fait courir plus vite. S'exposer particulièrement au danger en tant que proie devait avoir un but précis et répondre à un instinct plus fort (sexuel et maternel donc génésique) et particulièrement dans un rôle de dominée (proie également) comme pour répondre à l'appel primordial d'un dominant. Le "brame" du cerf appelant la femelle... La biche, étant d'ailleurs une représentation archétypale de la jumelle DN .(et curieusement, une des représentations du Bouddha...!?!).

Film de 2017 inspiré de jumeaux ? Un homme et une femme se retrouvant dans des rêves communs sous la forme d'un cerf et d'une biche.

D'autre part, une coureuse qui chute, alors qu'elle est entourée de prédateurs, se relève toujours et très vite. Son instinct de survie... qu'on peut mettre donc en lien avec l'attitude de relève de la jumelle (voir triptyque de la jumelle http://jumeauxdisparonatals.over-blog.com/2019/03/le-domine-dure-realite.html ).

On peut noter une chose particulière chez toutes les jumelles, dans 95% des cas, ces femmes ne portent pour ainsi dire que des vêtements dans des tons naturels. Or les tons naturels permettent un meilleur camouflage, un stratège qu'elles ont probablement conservé de leurs ancêtres. Passer inaperçue au milieu des roches, des arbres, de la terre... un mimétisme de protection qu'on retrouve d'ailleurs chez les reptiles. Les serpents se camouflent aussi en adoptant la couleur naturelle de leur environnement, c'est un art réputé chez le reptile comme par exemple chez le caméléon (et peu chez le primate), un bon moyen pour chasser mais aussi et surtout pour échapper à des prédateurs, un instinct de survie... également.

 

A taille égale, si on compare l'anatomie générale de l'homme à celle de la femme, la femme porte un bassin plus haut que l'homme, ses jambes sont plus longues. Cette caractéristique ne présente aucun intérêt pour la maternité. Par contre, pour la course ... De même que la morphologie de la femme est plus légère, plus fine , plus souple, plus adaptée à la cachette et donc à la contorsion. A l'inverse, celle de l'homme, musclée, solide, avec de la force physique paraît plus adaptée pour bâtir un refuge et accessoirement le défendre, en se montrant dissuasif, donc dominant physiquement. Il devra se montrer grand et impressionnant, cette dominance envers l'adversaire devra donc être visuelle et rapprochée (confrontation, corps à corps).

Si la femme primitive, elle, devait se déplacer pour le rejoindre sur son territoire, c'est sans doute elle qui affrontait le plus de dangers et qui avait nécessité d'avoir un instinct de survie plus conséquent que lui qui restait sédentaire et croisait donc moins de prédateurs. J'ai pu faire une autre constatation pas anodine chez toutes ces jumelles, elles sont très nombreuses à présenter un syndrome de Raynaud

En cas de froid intense, le corps de tout être humain se met en mode "survie" et le métabolisme réagit par réflexe en bloquant la circulation sanguine au niveau des extrémités du corps afin de concentrer la chaleur produite sur les organes vitaux. Les extrémités (doigts de la main sur la photo) se vident ainsi de leur sang et deviennent blanches. C'est pour cette raison que se produisent des engelures au niveau des mains et des pieds.

Dans le cas d'un syndrome de Raynaud, ce mécanisme de survie physiologique survient de manière excessive, c'est-à-dire qu'il se produit de façon exagérée, souvent et même lorsque la température ne semble pas le justifier. Ainsi, il peut se produire à une température de 20°. On peut donc dire que ce mécanisme, ce réflexe de survie est dans ce cas sur-exprimé.

Dans la population globale, les personnes atteintes par ce syndrome représentent 3 à 5% (2 à 4% de femmes) de la population. Chez les jumeaux disparonatals dominés interrogés, 60% sont atteints du syndrome (57% de femmes). Aucun chez les dominants. Ce syndrome de Raynaud, particulièrement présent chez les jumelles DN semble bien démontrer aussi un instinct de survie surdimentionné chez elles. Le plus surprenant est que leur syndrome n'apparaît bien que tardivement et bien souvent parallèlement à la période de rencontre du jumeau (à quelques années près). Un réveil d'instinct ? En lien ?

D'un autre côté, rien d'étonnant à cela, puisque la femme primitive devait être destinée à être plus exposée aux conditions météorologiques extérieures que l'homme resté à l'abris dans son refuge. Elle devait également, pendant cette course, non seulement se préserver d'éventuels prédateurs mais des faibles écarts de températures extérieures (instinct calorifique) puisqu'elle y était certainement sensible. Je vais faire observer ici un détail concernant le reptile, Il est fait pour un environnement chaud, correspondant donc aux anciens climats dans lesquels la femme vivait, il n'est pas à sang froid comme on peut l'entendre dire souvent, mais il module sa température corporelle avec celle de son environnement et craint particulièrement les écarts de température, même infimes.  Il ne possède pas de thermo-régulation. Autrement dit, la femme primitive, vivant dans un environnement chaud, devant affronter des températures ambiantes légèrement différentes pendant son parcours, était dotée d'un moyen supplémentaire de lutter pour la survie, en concentrant la chaleur sur ses organes vitaux à l'instar de son congénère masculin car elle était sûrement plus confrontée à ces écarts de température lors de son grand déplacement. De plus, elle faisait peut-être appel au camouflage morphologique, celui-ci n'est possible que par utilisation de la lumière, de son émotion mais aussi de sa température. D'où un intérêt supplémentaire de la préserver.

87% des jumeaux DN interrogés ont un défaut de vue, dont une myopie (mauvaise vision de loin) pour la plupart. La presbytie n'y tient qu'une faible place. L'homme et la femme primitifs étaient-ils myopes ? Le serpent, en tout cas, a une mauvaise vue, lui aussi. Or, se camoufler, c'est pour échapper à la vue. Se camoufler à la vue d'un prédateur ayant une vue parfaite, notamment de loin, ne présente pas beaucoup d'intérêt... S'immobiliser pour ne pas être repéré d'un prédateur n'est pas seulement pour échapper à sa vue mais peut aussi être pour ne plus émettre de vibrations sur le sol ou dans l'air, si celui-ci capte par vibrations comme le fait le serpent. C'est peut-être tout l'environnement, proies et prédateurs, qui étaient "myopes"...

Si la femme était faite pour courir plus que l'homme, c'est que c'est elle qui devait se déplacer dans l'urgence et qui devait avoir pour mission de le rejoindre pour l'accouplement. Cela voudrait dire aussi qu'elle aurait eu la nécessité de quitter sa "tribu" et donc qu'elle ne pouvait pas prendre pour partenaire n'importe quel homme à proximité. Peut-être parce qu'elle estimait, en ce temps, n'en avoir qu'un seul de possible, qu'elle le savait instinctivement et que celui-ci pouvait se trouver parfois à de très grandes distances. Mais comment savoir qui  il était et où il était ? C'est peut-être là le rôle de la télépathie... un sixième sens servant un accouplement dans les normes ?

Nous allons maintenant revenir sur cette histoire de genou et partir sur un autre territoire inattendu, plus irrationnel mais seulement en apparence. La cartomancie avec les Arcanes du Tarot de Marseille :

Tarot dont l'origine paraît très ancienne. A quand remonte-t-il ? Des signes précurseurs pourraient remonter à l'Egypte antique. Tenez, d'ailleurs, le terme précurseur signifie "pré-coureur"... (en latin "cursor" = coureur

 Avec un peu d'observation, on reconnaît bien là nos jumeaux DN et leur situation dans ces deux cartes :

- L'Arcane 6 dénommé "l'Amoureux", notre dominant frappé par Cupidon et tiraillé entre deux directions par deux femmes.

- et L'Arcane 17 dénommé "l'Etoile", notre dominée, des étoiles plein la tête, un petit ventre arrondi (instinct maternel), qui verse de l'eau (larmes) et LE GENOU DROIT A L'EQUERRE ET LE GAUCHE A TERRE ! Cette position ne vous rappelle rien ? Et oui notre coureuse ...

Donc, la jumelle d'aujourd'hui paraît avoir un regain d'instinct la reliant à la femme primitive au travers du temps, on peut en déduire que c'est parce que la femme primitive était probablement déjà une jumelle DN. Ce qui pourrait être joliment illustré par Luc Besson dans son film "Lucie", la Lucie moderne touchant le doigt de la première Lucie (en se disant qu'elle était peut-être un peu moins poilue qu'on le croît ...). Elle était déjà destinée à affronter son environnement. Elle était extrêmement mobile (faite pour la course) et avait le réflexe de s'immobiliser et de se dissimuler dans l'environnement, en réduisant sa taille (en s'accroupissant) et en se camouflant afin d'échapper à ses prédateurs. Elle était certainement plus adaptée aux écarts de température, devant parcourir de grandes distances pour gagner le territoire de son jumeau, et arriver en vie. Elle devait suivre son instinct. Si on parle aujourd'hui d'intuition féminine, ce n'est pas hasardeux, car instinct et intuition ont la même racine étymologique. Il s'agit d'une "mémoire" innée nous préservant.

Cette théorie ne reste qu'hypothétique mais beaucoup d'observations chez les jumeaux DN  viennent la servir.

Cependant, alors que notre jumelle (en tout cas dominé) se révèle être "hypermnésique" par rapport à son instinct, le dominant, lui, semble comme atteint d'une "amnésie partielle".

Bref, ces "coureuses", aujourd'hui, n'ont plus autant de prédateurs, mais doivent affronter un environnement encore toutefois hostile ! Mais on peut dire que, dans leur situation, l'instinct revient au galop !

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