LA GEMELLITE SEXUELLE (JUMEAUX DISPARONATALS)  - Rapport d'étude n°2
Du point de vue de l'instinct...

Précédemment, dans le rapport d'étude n°1, la gémellité sexuelle (ou gémellité disparonatale) a d'abord été abordée sous l'aspect psychologique de la gémellité en comparaison avec la gémellité connue que sont les jumeaux fraternels monozygotes. Je rappelle que la gémellité sexuelle n'est pas à confondre avec une gémellité fraternelle car celle-ci relie deux personnes n'ayant pas de lien parental mais un lien génétique et étant dans le cas le plus général de sexe différent. Mais pour être approfondie, cette gémellité, réveillant aussi un aspect génésique, est surtout à observer en parallèle sur la base de l'instinct, ce qui va concerner cette nouvelle partie.

L'instinct est du domaine de l'innée et non de l'acquis. Il est une information déjà contenue dans l'individu sans apprentissage extérieur et qui donne lieu à des réflexes et non à une réflexion. Il est là pour faire gagner du temps à l'individu dans le but de préserver sa survie et celle de sa progéniture. Réagir ou agir par réflexe ou par intuition plutôt qu'agir par décision. Intuition et instinct sont en effet liés, les deux termes ayant d'ailleurs la même origine étymologique. Deux écoles dans l'éthologie humaine (étude des comportements animaux chez l'Homme) interviennent depuis des décennies : l'une considère que l'inné est intriqué dans l'acquis et l'autre que l'acquis s'oppose à l'inné. 

Notre environnement, constituant l'acquis, ne fera bien souvent que retarder l'action dictée par le réflexe mais il arrive qu'il vienne en opposition en empêchant l'action de se faire de manière répétitive. L'individu cherchera en effet à contourner l'obstacle de l'environnement en s'adaptant mais n'y parviendra pas toujours. L'individu pourra alors être victime d'un dysfonctionnement comportemental pouvant avoir des conséquences sur son propre système nerveux et sur son rythme de fonctionnement, ce qui s'observe particulièrement chez un des deux jumeaux disparonatals (jumeaux DN).

Le fait de trouver le semblable idéal, comme il est le cas particulièrement dans cette gémellité sexuelle, provoque un stimulus puissant qui réveille l'instinct de l'individu de façon décuplée. Cependant, dans une société civilisée, les coutumes et le langage associé interfèrent avec ce comportement sexuel instinctif.

Dans notre culture, l'archétype du serpent a toujours eu une connotation au sexe, que ce soit par l'icone du serpent biblique ou l'interprétation psychique du rêve mais il est en réalité un héritage de notre instinct et c'est au travers de la gémellité sexuelle que nous allons le comprendre.

1/ Dominance instinctive

Le regard, premier défi

Quand les deux jumeaux DN se retrouvent en présence l'un de l'autre pour la première fois, ils ne se connaissent pas et lorsque leur regard se fixe mutuellement, il devient hypnotique. Il y a pourtant reconnaissance instinctive d'une part, évidente, mais du fait qu'ils se découvrent, il y a aussi défiance, une interaction beaucoup moins évidente. En effet, au delà d'une éventuelle conversation verbale, une première joute visuelle, invisible à la conscience, se met de suite en place. Il s'agit d'un comportement instinctif. Ainsi, il peut y avoir plusieurs regards où chacun va détourner les yeux à son tour. Les deux jumeaux vont se tester sans le savoir. La grande interrogation de l'inconscient est : qui est le plus dominant des deux ? Cela doit se déterminer car chacun a un rôle naturel qu'il va devoir jouer. Détourner les yeux ou avoir le regard fuyant seront le signe d'être dominé. Ignorer le regard de l'autre ou chercher son regard intentionnellement seront signe d'être dominant. Ce qui signifie que les rôles dominant/dominé vont vite être déterminés mais que le dominé montrera une résistance et essaiera de ne pas céder du regard. Cette rencontre est aussi pour le véritable jumeau dominant des deux le début d'une parade instinctive qui va malheureusement être souvent interrompue par l'environnement avant d'arriver à son terme, contrairement à une situation naturelle. Le jumeau est ramené à sa vie courante sans qu'une confiance ait pu s'établir et il n'aura pas eu le temps de soumettre naturellement l'autre qui appose une résistance. 

Dualité sexuelle

- Eclairage sur le comportement chasseur/fuyant

Pour chaque individu de toute espèce, y compris l'Homme, figure toujours une dualité face à un congénère. La dualité s'opère par la dominance de l'un sur l'autre. C'est ainsi que se crée d'ailleurs une hiérarchie dans un groupe (dans une meute ou une population), c'est l'interaction des multiples rapports dualistes formant un tout. Ce tout va ensuite devenir une dominance générale sur l'individu et prendre la forme d'un environnement. Mais chez l'espèce animale, cette dualité peut également s'exercer hors du groupe sur une proie d'une espèce différente. L'animal chasseur doit dominer sa proie. La chasse, instinct de prédation, se réalise d'abord dans le but de contenter l'instinct alimentaire. Aussi, elle est assimilé au sens du goût. Mais un autre instinct s'opère également par une chasse : l'instinct sexuel. On parle alors également de chasse et de chasseur et de fuyant dans ce domaine. Le chasseur est le dominant et le fuyant, le dominé. En effet, le dominant chasse un autre individu de son espèce qu'il doit dominer dans le but de l'accouplement. D'ailleurs, pour marquer sa possession de l'autre, après l'avoir immobilisé, comme pour une proie, il procédera souvent à une morsure du partenaire sexuel. Or, dans le monde animal, la morsure représente un acte agressif et violent dans la chasse alimentaire puisqu'elle est là dans le but de tuer mais, à l'inverse, représente aussi une marque d'affection, sans volonté de blessure, notamment dans l'acte sexuel. On peut parler de "morsure d'amour". D'ailleurs, aujourd'hui, des animaux comme nos chats, instinctifs, nous témoignent bien leur affection de cette façon, en nous mordant légèrement.

On parle aussi dans le comportement instinctif sexuel de l'Homme et particulièrement dans le cas de la gémellité sexuelle de comportement chasseur/fuyant. Mais dans nos comportements civilisés, la morsure d'un partenaire n'est plus comprise comme un acte d'amour mais plutôt comme synonyme de violence et même de dégoût car, en effet, notre environnement nous a habitués, à l'instar de notre instinct, à assimiler dans notre psyché toute morsure humaine à du cannibalisme. De plus, l'amour a pris la forme lui-même d'un acte civilisé qui ne se fait plus d'instinct. 

Parallèlement, on peut noter que des expressions ou des propos des deux jumeaux DN entre eux vont souvent vite se référer curieusement au goût ou à la cuisine comme par exemple "mettre du piment dans sa vie" ou "saler la conversation".

- Le comportement instinctif du jumeau est semblable à celui du serpent

L'accouplement chez les serpents terrestres, bien observé notamment chez le vipères a été découpé après observation en milieu naturel en plusieurs phases répertoriées dans une étude du Centre d'Etude Biologique de Chizé du CNRS. Le tableau suivant reprend ces séquences d'accouplement :

Ces phases sont celles d'une chasse et elles constituent pour le mâle (dominant) une parade. Il chasse la femelle (dominé) qui tente de résister par la fuite. Il est noté que chez les serpents, la parade sexuelle, appelée parade nuptiale, peut être longue, si la femelle fuit, le mâle la poursuit. Si l'environnement les dérange, le mâle reprendra la parade plus tard. Chez les serpents, lors de la phase TSCA, le mâle signifie sa possession sur la femelle par la morsure appelée morsure nuptiale.

Chez l'Homme, lorsque le jumeau DN, en tant que dominant, est confronté à son jumeau, son instinct sexuel le plus profond se réveille et lui fait retrouver un comportement naturel en présence du partenaire jumeau. On s'aperçoit que le comportement instinctif de chasse réapparaît en force. Celui-ci ne lui est plus familier dans le monde civilisationnel dans lequel il est habitué à vivre, il ressent donc une attirance excessive et une différence par rapport au comportement sociale mais ne sait pas comment l'interpréter dans son esprit. Ce réflexe est pourtant un réflexe naturel.

Dès la rencontre, il a donc entamé lui aussi une parade inachevée car l'environnement social le dérange de façon continuelle car il ne peut s'en dégager. Pour cette raison, il est donc obligé de chercher une adaptation pour contourner l'obstacle et reprendre ensuite sa parade. L'environnement faisant toujours obstacle et étant obligé de répondre à son instinct, il a alors recours au lien télépathique qui subsiste entre lui et son jumeau pour achever les phases relatives à un accouplement de manière subsidiaire, à distance. Ce qui amplifie également par nécessité cette télépathie. Cependant, cette parade ainsi réalisée ne lui permet pas de répondre de manière physique à son instinct et ne permet plus la fuite naturelle du jumeau dominé. La chasse est donc perturbée et le but n'est pas atteint. C'est donc une mauvaise adaptation.

C'est donc ainsi à distance que le jumeau dominé reçoit alors parfois la morsure nuptiale de la part de l'autre et donc par télépathie. Il perçoit alors à son esprit l'autre sous l'image d'un serpent qui le mord et ressent parfois physiologiquement une légère morsure. Même si cette image mentale peut paraître surprenante, elle n'est pas une démence, elle est logique, car elle lui vient du fin fond de sa mémoire primitive. Voir article précédent ...

http://jumeauxdisparonatals.over-blog.com/2018/12/le-serpent-c-est-quoi.html

 

2/ Dissociation instinct/civilisation

Le trouble de l'environnement

- L'environnement général

Il y a une mauvaise appréciation de l'instinct regrettable dans notre civilisation moderne, un comportement primitif est perçu comme péjoratif et comme une involution. Il y a comme un sentiment de honte d'un comportement instinctif au regard du comportement social et dire la vérité à ce sujet est vécu comme une humiliation.

D'autre part, notre monde est un monde qui se tourne de plus en plus vers la promotion de l'image et même si elle affiche des valeurs telles que la diversité, elle nous pousse pourtant à la conformité au quotidien.

Ce qui explique que cette gémellité sexuelle soit encore méconnue est que ces jumeaux ont tendance à devoir se taire car elle fait l'objet de tabous sociétaux importants comme le sexe et la télépathie et bien d'autres. 

L'habitude s'assimile avec le temps et suggère elle aussi des actes répétitifs au point de devenir des attitudes semblables aux réflexes et générer une opposition à l'instinct. Généralisée, elle prend la place de coutumes ou de conventions sociales dans une population et devient l'environnement général.

- L'environnement personnel

Cette gémellité se découvre à la conscience par la rencontre bien souvent autour de l'âge de la quarantaine et c'est bien souvent l'âge où on s'est déjà marié et qu'on a des enfants, ce qui est un tabou supplémentaire et une opposition affective à l'acte instinctif.

De plus, devenus pour la plupart sédentaires, nous sommes tous plus ou moins attachés à notre cadre de vie, c'est-à-dire, notre territoire, ce qui peut aussi constituer une opposition matérielle.

La captivité du dominant

Chez les animaux, les effets de la captivité engendrant des maladies comportementales se dénotent déjà chez les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Le premier serpent à devenir un animal de compagnie a été le Pantherophis Guttatus (connu sous le nom de "serpent des blés") pour ses facilités à être domestiquer. C'est aujourd'hui le serpent domestique le plus courant. Celui-ci a développé une maladie épigénétique appelée "stargazer" ("le veilleur d'étoiles") qui lui donne un comportement désorienté et un dysfonctionnement physiologique qui lui bascule de façon incontrôlée la tête à l'envers. Il perd ainsi tous ses repères dans l'environnement. Cette maladie atteint plus les mâles que les femelles et n'est pas constatée chez les serpents vivant dans un environnement naturel. Plus récemment, d'autres espèces de serpents comme le boa, mis en captivité, se sont mis à développer elles aussi le stargazer. 

Aussi, nous pouvons noter qu'une situation de captivité face à l'instinct naturel semble provoquer des dysfonctionnements physiologiques et des troubles comportementaux.

Le jumeau DN se retrouve lui aussi captif de son environnement. Sa volonté est contrariée et son instinct est refoulé. Le jumeau dominant se met donc à avoir des pulsions. C'est un comportement proche de ce qu'on appelle un raptus. Ce raptus va déclencher un désir violent qu'il va donc chercher à assouvir par la pensée, son jumeau étant à distance et lui étant captif socialement. Il va être obligé d'adopter un comportement double et contradictoire.

 

La chasse sexuelle adaptative

Le processus a été interrompu. Les deux jumeaux sont arrachés l'un à l'autre par les conventions sociales qui empêchent d'agir instinctivement. Etant empêché par l'environnement civilisationnel, le jumeau dominant, frustré, devra s'approcher du partenaire par un autre moyen à défaut. Devenu fuyant en apparence, pour se conformer à l'image sociale, il se met à chasser l'autre de façon cachée par obligation d'adaptation à son milieu néfaste. Gêné, il le réalisera à distance (par télépathie) et éventuellement physiquement mais par une présence discrète. Réalisé ainsi à distance, le jumeau dominé ne peut plus résister et réaliser une fuite. 

Ce dernier va modifier également son comportement et se mettre à chasser le dominant de façon visible et ne fuit plus du tout. Les deux ne se comprennent plus instinctivement. Les rôles sont confus. L'environnement a perturbé la chasse. Le jumeau dominant ne peut plus agir naturellement et il subsiste un manque affectif alimentant alors vers un conflit. Ce qui déréglera la dualité naturelle entre eux et donc le rapport de dominance. Le dominant, "resté sur sa faim", devient impatient et montre de l'agressivité qu'il retourne sur le partenaire en devenant hyper-dominant sur lui.

 

3/ La réceptivité du dominé

La réceptivité

Dans toute véritable gémellité, en général, qu'elle soit fraternelle ou sexuelle, le dominant est émetteur et le dominé est récepteur. On reconnaît d'ailleurs que tout changement d'état chez le dominant implique des conséquences visibles chez le dominé. On dit que le dominé subit. L'émission a un caractère actif et la réception, un caractère passif. D'ailleurs, dans l'échange télépathique des jumeaux DN, on constate que le dominant n'est pas gêné dans ses activités, bien au contraire, par contre, le dominé, lui, ne pourra vite plus gérer ses tâches quotidiennes et sera ralenti dans ses activités. La même chose se retrouve d'ailleurs dans la notion de chasse puisque le chasseur est l'actif (maître de l'action) et le fuyant est le passif qui subit.

En présence du partenaire idéal qu'est son jumeau, le jumeau dominé montre  immédiatement une forte réceptivité. En effet, il ne tarde pas à lui manifester ses sentiments. Ce que le jumeau dominant interprète comme des signaux de réponse favorables. Les vibrations, constatées dans les mêmes conditions chez le serpent sous la forme de soubresauts, se traduisent chez l'Homme par des tremblements ou sorte de frissons par réflexe.

Le dominé a cédé sans lutte au jumeau dominant, bien souvent à distance, et s'oppose vite, quant à lui, à son propre environnement. Il se détourne en premier des conventions sociales. Ainsi, il se séparera du rival éventuel, se tournant naturellement vers le jumeau dominant.

Une liaison à distance pourra répondre partiellement à un besoin sexuel mais ne contentera pas le besoin maternel qui ne sera pas comblé ainsi. Il subsistera un manque affectif par l'absence de contact physique.

L'affolement

Le jumeau dominé va donc se montrer immédiatement réceptif suite à l'approche du dominant mais ne va pas mettre en oeuvre de fuite instinctive car il va vite céder sans aucune méfiance ni résistance, surpris par la chasse télépathique et se retrouver piégé. Puis il sera ensuite perturbé et affolé par le comportement du jumeau dominant. Ce dernier aura opéré, lui, à une fuite physique et aura procédé aux autres étapes de la chasse à distance, c'est-à-dire de façon invisible, sans contact visuel

Parallèlement, il se laissera guider par son intuition. Il se mettra également, par conséquent, à chasser l'autre dans l'environnement dans le but de répondre à son instinct maternel (affectif et reproductif) puisque l'autre est en fuite inexpliquée et il se retrouvera de façon inattendue face à un dominant hostile. Il sera donc confus et choqué face à ce double comportement contradictoire, ne sachant plus quel comportement adopter : continuer à se soumettre ou résister ? Mais le jumeau dominé continuera de ne pas percevoir le trouble qui s'installe chez l'autre, malgré la contradiction, il la justifiera et se culpabilisera car il est sous l'emprise de l'autre.

C'est son système limbique qui va être perturbé par l'instabilité provoquée. Ses propres comportements vont devenir contradictoires, ses humeurs et ses sentiments changeants (avec l'apparence trompeuse d'une bipolarité). Ses liens affectifs vont en être bouleversés.

Beaucoup déclencheront un trouble émotionnel et certain auront même des attaques de panique (crises momentanées de pleurs et difficultés à respirer).

Le mimétisme

Dans un sentiment d'affolement ou de panique, l'instinct nous fait réagir par réflexe et nous fait courir, mais si nous nous sentons piégé dans l'environnement, nous nous mettons à courir dans tous les sens pour trouver une issue. A défaut d'issue, nous allons rechercher des semblables. Va alors se mettre en place une imitation involontaire : le mimétisme. Ce mimétisme permettra d'assurer sa protection au sein d'un groupe. Mais se conformer au comportement d'un groupe c'est se rendre suiveur et dépendre de la seule réflexion du meneur (le plus dominant). 

Avec l'ère d'internet et des réseaux sociaux de notre environnement culturel, les jumeaux DN dominés vont particulièrement s'y croiser et échanger des propos. L'esprit de chacun va nécessairement privilégier les informations qui vont lui être agréables, correspondre à ses idéaux, ses volontés et les promulguer. Donc, c'est le groupe correspondant aux idéaux qui va devenir le plus important et qui va être suivi. A contrario, les informations qui ne vont pas aller dans le sens voulu vont être laissées de côté. Ainsi, ils vont tous répéter le même comportement par mimétisme. Ils vont même s'interdire une autre possibilité d'action, ce qui les maintiendra dans une même situation fermée.

L'abandon dans la spiritualité

Il ne faut pas oublier qu'il s'agit à la fois de chasse sexuelle mais aussi de gémellité. Le jumeau n'est pas fait pour être seul. Aussi, isolé de son environnement et séparé physiquement de son jumeau, le dominé se retrouve seul et a besoin de sécurité. Mais qu'il soit suiveur ou meneur d'un groupe, il se met bien souvent aussi en quête d'une protection supérieure, une divinité et se rapproche donc de la spiritualité en étant ou en devenant sensible au prosélytisme.

Il a aussi besoin de se redonner un nouveau rôle social correspondant à un rôle maternel envers les autres à défaut d'un rôle physique auprès de son jumeau : il va alors se donner une mission "supérieure" qu'il va pouvoir exercer au niveau de l'espèce et plus de l'individu. Elle pourra prendre la forme d'oeuvres sociales, parfois religieuses ou spirituelles.

L'impression de surnaturel due à la rareté et à l'inconnu de la situation, laissée particulièrement par les sensations physiologiques télépathiques particulières et au regard d'une sexualité instinctive, vont le faire se tourner également vers des mouvements spirituels promulguant la sacralisation de ce type de sexualité.

Un fort réveil d'instinct va également faire percevoir au dominé, en adéquation, son intuition exacerbée comme un don médiumnique et l'orientera encore plus vers la spiritualité.
Un mixage entre des croyances diverses et déshumanisation du phénomène pourront ajouter encore plus de confusion à sa situation. 

Mue hormonale

Le réflexe instinctif déclenche un mécanisme hormonal équivalent à la mue prégestationnelle existante chez le serpent femelle. Pendant cette mue, le serpent réduit considérablement son alimentation car son poids doit être idéal. Ceci va se traduire chez le jumeau DN par :

- Un embellissement physique (réponse au besoin sexuel)

La rencontre du jumeau est l'arrivée du partenaire sexuel semblable et le plus favorable et déclenche des changements en réponse. En général, au cours de la première année,  les échanges physiologiques entre les deux jumeaux donne lieu à une modification hormonale et se traduit notamment chez la jumelle par une métamorphose physique :

- un embellissement corporelle

- une perte de poids et une féminisation du corps (liée également à des changements alimentaires et des jeûnes)

pour se conformer au désir du jumeau.

- Préparation à la nidification (réponse au besoin maternel)

Cette mue s'opère également dans un but de procréation, en lien avec l'instinct maternel, et prépare, quand cela est possible, le corps de la jumelle à recevoir un enfant. Les hormones vont préparer la nidification. Le fonctionnement du coeur, des poumons et surtout de l'utérus vont s'améliorer. Les problèmes de santé vont avoir tendance à se résorber. Les jumelles fumeuses vont arrêter la consommation de tabac. 

La perte de poids va souvent être importante afin de devancer la prise de poids d'une grossesse. La rencontre intervenant bien souvent autour de la quarantaine, les hormones vont venir réguler en priorité l'hypertension et le diabète en vue de la maternité pour limiter les risques les plus importants dus à l'âge.

 

4/ Le mate-guarding 

Clés de Janus, symbole de chasteté - Les 2 clés de serrures symbolisent les ceintures de chasteté des deux jumeaux DN

Le mate-guarding (ou gardiennage du partenaire en français), est un comportement primitif observé dans le monde animal, surtout chez des reptiles, mais qui prend sa place également chez l'Homme. Il est un comportement de sélection sexuelle.

Chez les serpents, en milieu naturel, il consiste pour le dominant à opérer à un gardiennage du partenaire face à des rivaux en vue de préserver la reproduction de ses propres gènes en empêchant d'autres copulations avec ces derniers par des conflits rituels. Le mâle dominant sait que la femelle va privilégier le mâle à proximité car elle favorise la familiarisation visuelle. L'animal dominant va se placer bien souvent au dessus de la femelle dominée, après copulation, en signe de possession, et empêcher ainsi tout autre mâle d'approcher pendant un labs de temps où la femelle est féconde. Ce qui veut dire notamment que le mate-guarding est une étape intervenant naturellement après copulation. 

En raison de la rareté des femelles fécondes rencontrées, et celles-ci dégageant des phéromones attirant les mâles, on observe que le mate-guarding s'observe de façon exagéré avant même la copulation, les mâles s'agglutinent sur le dos de la femelle pour la posséder et avoir ses faveurs, donnant lieu parfois à des combats jusqu'à ce que l'un d'eux soit victorieux. Ce qu'on appelle le noeud de vipères.

Il consiste en général chez l'Homme à montrer de la jalousie, exiger la fidélité du partenaire et éliminer les rivaux systématiquement, parfois avec agressivité. Cet individu dominant va donc mettre en place une stratégie un peu plus élaborée que celle du serpent face à la vie civilisationnelle qui lui impose cette complexité et le jumeau DN dominant, quant à lui, sera, à la première rencontre, en présence du partenaire le plus rare et l'attirant le plus, son partenaire jumeau. Il aura donc le réflexe de pratiquer un mate-guarding amplifié, instantané et inconscient. Il profitera même d'un autre avantage supplémentaire : le jumeau DN dominant a une connexion psychique avec le jumeau dominé dont il va vite apprendre à se servir au besoin pour un mate-guarding à distance :

- espionnage (surveillance constante du partenaire et des rivaux)

- L'interposition (se placer entre le partenaire et le rival pour avoir la préférence sexuelle et s'assurer la possession)

- ceinture de chasteté mentale (s'assurer psychologiquement et physiologiquement de la fidélité de l'autre)

et parallèlement, en tant que dominant, il se prémunit par une résistance au mate-guarding potentiel de l'autre :

- tactique du secret (dissimulation et mensonge)

- manifestation publique d'affection (pas de démonstration affective visible envers le partenaire mais plutôt envers d'autres)

- réaction contre les rivaux (nier son intérêt pour le partenaire devant les rivaux)

- évitement (ignorer les appels et les SMS)

- résister au contrôle (recherche d'indépendance et contrôle de l'autre)

Le fait d'avoir été arraché au partenaire par son environnement dès la première rencontre, a été vécu comme un traumatisme pour le jumeau dominant, ce qui développe chez lui une jalousie excessive face au danger de perdre le partenaire au profit d'un rival. Il devient hyper-dominant et tente donc par tout moyen de mettre en place un mate-guarding immédiat et excessif. Celui-ci peut s'opérer sans danger, à distance de l'environnement.

C'est à cause de sa résistance au mate-guarding de l'autre instinctive, en tant que dominant, que celui-ci ne comprend pas consciemment pourquoi il est poussé vers d'autres partenaires. Son mate-guarding exagéré et sa résistance au mate-guarding de l'autre font suite à la contradiction de l'environnement.

 

5/ L'instinct et le cerveau

 3  Le cortex cérébral

Le cerveau se décompose en 3 grandes parties. la première est le néocortex ou cortex cérébral, ce qu'on pourrait appeler "nouveau cerveau" ou "cerveau moderne". Il s'est formé autour des autres parties par apprentissage au cours du temps, en adéquation avec l'environnement. Il est le siège de la mémoire acquise. Là se trouve le traitement cognitif de l'information par rapport à l'environnement : l'analyse, la pensée, le langage et la culture. Il renferme les acquis sociaux et culturels, la volonté, la peur, les phénomènes d'imitation et l'appréciation du risque/bénéfice. Il a des interactions avec les deux autres parties. Il est à noter que d'après Michael Tomasello, psychologue anthropologue, le langage est le premier artefact culturel et donc particulièrement lié au cortex cérébral.

 2  Le système limbique

Le système limbique est la première formation autour du cerveau primitif. Il régit les attachements affectifs. Il est la zone des sentiments et de l'émotion. Cette partie est né par l'attache à un groupe (partenaire, famille, tribu) et à un territoire par la sédentarisation. Il est en interaction avec le néocortex (logique, réflexion).

 1  Le tronc cérébral ou"cerveau reptilien"

Il s'agit du cerveau central primitif où siègent les comportements innés et instinctifs, liés à la survie. Il renferme la mémoire d'espèce la plus ancienne, celle que nous avons conservée du reptile, notre plus vieil ancêtre. Il fait donc appel à une forme de langage corporel réflexe simple dans l'interaction à l'autre dans les comportements sexuels ou maternels et communique donc avec le système limbique en première instance. Il régit les besoins primaires comme l'alimentation, le sommeil et joue un rôle dans la respiration, le rythme cardiaque et l'homéostasie. Ainsi, il peut prendre le pas sur la fonction du néocortex en cas de danger ou de pulsion sexuelle. Il gère donc aussi le système hormonal. 

 

5/ L'instinct et le langage

Le langage corporel et le langage verbal

- Les sens

Les deux besoins primordiaux essentiels, qui sont toujours priorités pour le serpent moderne, sont : 

1- manger et ne pas se faire manger pour la survie de l'individu

2- se reproduire pour la survie de l'espèce 

d'où le lien entre goût et sexe.

Pour le reptile et surtout le serpent, le premier sens est l'odorat assimilé au goût car les autres sens ne sont pas encore développés (surdité, malvoyance et absence de membres tactiles). Le toucher est remplacé par une sensation ondulatoire. Le mouvement ondulatoire linguale dans l'air est important et extrêmement joint à l'olfactif pour la chasse.

Chez l'être humain, nous n'utilisons en général que 5 sens dont le premier est devenu le regard. Nous nous servons plus de la vue que des autres au quotidien. Avec son adaptation, l'Homme a réduit le nombre de ses capteurs olfactifs au profit de la vue mais il a conservé en partie le goût. La langue chez l'Homme lui sert toujours au goût, mais aussi principalement pour une fonction supplémentaire : parler. Cependant, il est à noter que lorsque le jumeau DN dominant fait usage de la télépathie pour la chasse sexuelle de son jumeau, il revient instinctivement au sens ancestraux et donc d'une part au sens privilégié de l'odorat car la télépathie est aveugle, sourde et le touché n'y est plus tactile (pas de contact) et d'autre part, il réapprend surtout à se servir des ondes par vibrations et donc de son sixième sens oublié.

 

- Le langage de l'odorat et la chiralité

Le serpent darde donc sa langue bifide et la ramène dans sa cavité buccale pour analyser les infrasons qu'il perçoit par les vibrations et les molécules odorantes qu'il analyse. C'est ainsi qu'il capte ses proies ou son partenaire sexuel. Les molécules odorantes sont donc importantes dans l'instinct de prédation. Il s'aide également de capteurs infrarouges situés près de ses narines pour détecter la chaleur des proies. Le serpent a donc un système olfactif très pointu avec de nombreux neurones olfactifs détectant odorants, hormones et phéromones. Effectivement, le serpent femelle dégage des phéromones et le serpent mâle attire et charme la femelle également par la sécrétion de ses glandes odorantes.

Dans ce monde animal, l'odorat sert de langage. Les abeilles, comme les serpents, par exemple, communiquent par les molécules odorantes (parfum des fleurs par exemple) et par les phéromones (phéromones sexuels ou d'alarme par exemple) et ce langage est utilisé pour se nourrir, procréer et survivre.

Comparativement, chez l'Homme moderne, dans une situation ordinaire, 90% des récepteurs de phéromones seraient inhibées et il ne serait capable de détecter qu'une seule odeur par seconde, ce qui est faible au regard du monde animal.

Pourtant nombreuses sont les jumelles DN dominées à sentir par télépathie et donc à distance des molécules odorantes, en général le parfum, mais aussi parfois le gel douche ou la lessive, qu'elles détectent par intuition comme provenant de leur jumeau. Ce qui peut paraître au premier abord comme chimérique, cependant nous pouvons comprendre dorénavant que le jumeau dominant, dans son comportement fortement instinctif, émette des molécules odorantes car son comportement est similaire à celui de son ancêtre primitif, le serpent. Le jumeau utilise donc à distance les moyens à sa disposition : son parfum.

Bien que semblant impossible que de la matière puisse passer par le biais des ondes, ce phénomène pourrait être rendu possible par la particularité des molécules de parfum elles-mêmes qui sont spécifiquement volatiles et qui présente un phénomène de chiralité : une dissociation entre ces molécules- une molécule est l'image de l'autre en miroir, deux molécules jumelles droite et gauche - Les propriétés de chiralité des molécules de parfum ont été découvertes récemment par l'imagerie holographique ainsi que la découverte d'interactions d'enchevêtrement quantique entre photons et phonons chiraux... Une certaine chiralité a même été découverte dans la semence animale...

- La vibration

Le sens de l'odorat est utilisé conjointement à la vibration. On sait donc que pendant la phase d'approche, le jumeau dominant, tout comme le serpent, attire le partenaire en émettant des molécules odorantes mais aussi en émettant des vibrations corporelles. Odorat et vibration servent donc bien conjointement à faire venir le dominé à lui. Socialement, c'est bien le dominé qui cherche à le contacter. Le serpent semble agir à proximité mais le jumeau dominant semble le faire à distance et également grâce à la vibration. C'est probablement par la vibration que les molécules odorantes miroirs sont transmises à l'autre.

- Un langage véritable

Tout ceci constitue un langage corporel réflexe. Ce langage des sens est un comportement véritable et spontanéil ne ment pas. Les animaux n'ont jamais appris à mentir. Bien que certains, stratèges, aient appris l'art d'imiter la mort pour échapper à un prédateur mais ceci ne constitue qu'une adaptation pour la survie et non un véritable mensonge. Le mensonge est un comportement apparu avec la culture et spécifiquement l'usage du langage verbal et est rarement lié à une condition de survie.

Paradoxalement, un tel comportement instinctif, quand il y a dysfonctionnement, a besoin d'être explicité au regard de la psyché par le langage verbal. C'est d'ailleurs ce que recherchent tous les jumeaux DN : une explication sur leur condition. 

 
La voix 

La voix nous sert au langage verbal mais elle n'est pas sa première fonction. D'ailleurs, les organes ne sont pas faits pour la production de sons à l'origine. Les animaux sont bien souvent muets. La voix est une émanation corporelle par une fréquence harmonique qui intervient par opposition à son environnement tout d'abord pour exprimer une douleur ou une plainte à d'autres congénères. Puis cette voix a permis à l'Homme de s'en servir pour communiquer d'autres états, puis élaborer avec le temps un langage articulé pour transmettre des pensées en multipliant les phonèmes.

Nous sommes habitués aujourd'hui à interpréter une voix calme et posée comme un signe d'assurance parce que nous reconnaissons toujours dans la voix les harmoniques de la plainte et de la douleur instinctivement. Mais entendre une personne brailler ou s'exprimer avec une voix criante et rapide nous stresse dorénavant et engendrera une crainte sociale. Si cette détresse n'est pas explicitée clairement par le langage (mots), la personne sera alors rejetée socialement et perçue comme agressive ou démente. Dans notre société, par exemple, les conventions nous empêchent de pleurer en public sous peine de montrer une faiblesse et d'avoir mauvaise image.

Le jumeau dominant n'exprime pas cette plainte et ne montre pas sa souffrance car il se tait pour ne pas s'opposer à son environnement. Quand il doit le faire, c'est pour nier au regard de l'environnement et il le fait donc avec une voix calme et lente avec peu de mots, par le mensonge. En revanche, le dominé va tenter bien souvent de se manifester, dans la détresse, et lorsqu'il le fait, il le fait avec un manque d'assurance et par une voix rapide et parfois dysphonique et de façon non-explicite. Le jugement de l'environnement social est alors sans équivoque. Pour lui, ceci va se transposer en trouble émotionnel qui pourra dégénérer vers des attaques de panique et un comportement devenant auto-défensif. On observera donc une perturbation visible chez lui mais pas chez le dominant. 

La joute verbale : le combat social

A défaut de joute sexuelle, le dominant provoque l'autre dans un duel à l'image sociale que ce dernier met du temps à déceler. Un décalage va prendre place. Dans l'intimité ou télépathiquement, les deux jumeaux peuvent se livrer à une "joc partit", un jeu de séduction ou un jeu partagé avec une pratique du jeu de mot ludique ou poétique ou inventer une cryptophasie complice. Mais dans l'environnement, le jumeau dominant va rester à distance, et même se montrer réfractaire car il va vite devoir se livrer à un double jeu fataliste.

Dire la vérité sera une opposition à son environnement. C'est se confronter au regard et donc à la dominance générale qu'un groupe exerce sur lui. Il sait qu'il n'aura pas une écoute approbante de son environnement et il a besoin de justifier son comportement aux yeux de tous car son système limbique, en lien avec le comportement sexuel, lui impose certes un attachement partenaire mais il a aussi un fort attachement social contradictoire. Alors que celui du dominé, avec un comportement maternel, lui imposera un attachement partenaire/famille plus restreint. Le jumeau dominant est autant préoccupé par son noyaux familial que par sa hiérarchie sociale. C'est-à-dire que pour lui, le terme "famille" va être élargi à tout son entourage. Il aura donc du mal à s'opposer à son milieu social. Il ne parlera pas. Il essaiera donc de répondre à son instinct sexuel d'un côté et conserver son statut social de l'autre. Il tentera donc, dans l'inertie, de gérer les deux indépendamment en limitant les interactions. Dans l'impossibilité de dire la vérité des deux côtés, il commence à faire, en contrepartie et par nécessité, usage du mensonge. Puis le mensonge devient alors son quotidien.

Son histoire ne doit pas être dévoilée et il ne peut pas la vivre naturellement. A défaut de s'opposer à son environnement, et à l'inverse du jumeau dominé, il se retrouve bientôt contraint de contrer celui-ci de manière visible aux yeux de tous. Le dominant va adopter deux discours différents en contradiction pour ne pas faire percevoir de corrélation entre son comportement instinctif qu'il doit cacher à l'environnement et son comportement social contradictoire qu'il doit cacher à son jumeau. Ce double comportement en parallèle deviendra confusion. Il doit vivre avec deux systèmes de pensée en parallèle, ce qui le fait tomber dans la dissociation psychique à défaut de parler.

Il commence donc à détruire sa relation et néglige le besoin affectif de l'instinct maternel au profit de l'environnement. Pire, il hurlera avec les loups en jetant en pâture l'autre à l'environnement. L'autre ne comprendra pas de suite l'hostilité, perturbé par l'émotion et se laissera mettre à terre sans fuir. Le dominant ressent de la honte et de la culpabilité au regard de l'injustice subie par le dominé mais il est comme paralysé. Tout ceci donnera souvent lieu à un conflit ouvert où le dominé ne comprendra plus le comportement de l'autre. L'un et l'autre pourront devenir agressifs dans l'environnement et entretenir une joute verbale thêatrale.

Par contre, pour correspondre à l'image attendue par son environnement, il résistera donc au mate-guarding éventuel de l'autre, il ne va pas se montrer seul et afficher d'autres partenaires.

L'expression de la dissociation

- contradiction des propos

- absence de projection dans l'avenir

- projection miroir de ses états sur l'autre

- la non-réponse

- ignorance de cause

l'expression de la dominance (à ne pas confondre) :

- arrogance

- utilisation instinctive et répétitive du "Ha Ha"

Le "Ha Ha"

On appelait "Ha Ha" ou "saut de loup" le fossé qui entourait certaines fortifications dans l'Antiquité. Il servait à protéger des assaillants et représentait un défi à celui qui voulait le franchir. Il est toujours aujourd'hui dans un sens plus large un obstacle qui coupe un chemin d'accès. Il est aussi une onomatopée que l'on utilise à l'oral ou à l'écrit pour signifier une moquerie, le rire ironique ou sarcastique. Il peut servir inconsciemment de réponse à une flatterie ou de signe d'autosatisfaction en présence d'un alter-égo. Cette expression est souvent utilisée par un jumeau dominant. Cet emploi, qui n'est en général pas présent chez le dominé, peut traduire un sarcasme ou une auto-satisfaction chez l'autre. Le sarcasme consiste à dire le contraire de ce que l'on pense sans le montrer. L'expression "ha ha" pour le dominant est donc une façon de placer une protection dans la correspondance pour ne pas être démasquer ou se donner de l'assurance. Une manière d'ériger un fossé entre son comportement instinctif et son comportement à l'image sociale. Le "ha ha" est surtout un phonème ancien utilisé en haussant la tête, emprunt de supériorité ou de mépris, très en rapport avec la dominance puisqu'il est aussi une marque de condescendance inconsciente dans un comportement défiant. Il peut être un signe d'être dominant mais n'est pas forcément la marque d'une dissociation.

L'exception : le dominant qui parle

Du fait que le jumeau DN dominant ne s'oppose généralement pas à son environnement en ne parlant pas (ne pas dire la vérité) le fait entrer dans un cercle vicieux, ne pas répondre physiquement à son instinct sexuel le fait tourner en rond (le dominant symbolisé depuis longtemps par l'"ouroboros", le serpent qui se mord la queue, devenant fou à défaut de mordre sa jumelle). De plus, en ne parlant pas, il se tournera d'office vers la communication télépathique, à défaut. En effet, le fait d'être dominant dans notre environnement général le prédispose à un type de comportement : celui de se taire. On peut dire donc que le risque de la dissociation figure toujours chez chacun d'entre eux à l'état latent. Cependant, l'évolution de ce silence en dissociation psychotique est toujours aussi dépendante d'un environnement personnel et d'un niveau personnel de dominance. Effectivement, la dominance n'est qu'une tendance et elle se jauge aussi entre deux jumeaux (paire) sur la base d'un vase communiquant. Aussi, certaines paires de jumeaux ont un rapport de dominance moins prononcé que d'autres. 

Donc exceptionnellement, certains d'entre eux parlent donc un peu et commencent à s'opposer ainsi à leur environnement de façon partielle. Certains franchissent le pas de s'exprimer sur les réseaux sociaux et commencent à s'exprimer avec contradiction ou dans la retenue. Aussi, leur dissociation reste présente mais ne peut prendre qu'une forme modérée. La dissociation psychique peut même parfois être évitée. La seule difficulté alors ne réside que dans le fait de se défaire complètement de l'emprise de l'environnement pour les deux jumeaux et pour le dominant, de poursuivre une chasse naturelle et donc physique.

L'écriture

Victor de l'Aveyron, qualifié d'enfant sauvage, est un enfant trouvé dans l'Aveyron en 1797, vivant à l'état sauvage. Il s'agissait peut-être plus d'un enfant martyr abandonné  ayant survécu que d'un véritable sauvage. Afin de le rééduquer socialement, il fut soumis à l'apprentissage de la langue française. Il ne parla jamais véritablement mais il sembla progresser plus facilement dans l'écriture.

L'expression écrite est souvent choisie par le jumeau dominé pour mieux s'exprimer car elle lui offre des avantages par rapport au langage oral rendu difficile : avoir l'écoute de l'environnement en lui permettant de ne pas être entendu, le manque d'assurance est ainsi masqué car la voix n'est ainsi pas perceptible. Il peut parler en restant muet. L'écriture permet donc de masquer sa plus grosse faiblesse face à l'environnement. Elle permet aussi le temps de réflexion (temps de réflexion qui n'est pas présent dans le langage oral), de pouvoir ordonner ses pensées et trouver des mots plus justes. La nuance des mots permet de différencier des sens et de faciliter la compréhension et le mauvais emploi des mots crée de la confusion. Il cherche donc ainsi à pallier au fait d'être interrompu par autrui et à gagner du temps. Ce qui est donc évité par l'écriture sont les interactions de l'environnement. C'est donc souvent pour le dominé un moyen de pouvoir s'opposer à son environnement en libérant son expression. Mais ce qu'il veut exprimer avant tout, c'est sa douleur que l'environnement refuse d'entendre. Dans le cas de l'enfant sauvage de l'Aveyron, il n'a pu communiquer par le langage mais bien s'adapter à l'écriture pour s'opposer évidemment à son environnement mais il ne pouvait l'avouer... Le dominé cherche en fait par l'écriture un gain d'assurance et une meilleure liberté d'expression afin d'attirer l'attention de l'environnement pour obtenir son aide, par désespoir, et inverser le comportement adverse. Ce qui constitue donc à la fois l'opposition et à la fois une tentative d'obtenir une approbation.

Le jumeau dominant ne parle pas et n'écrit pas, il souffre en silence, car il ne s'oppose généralement pas du tout à son environnement. Il ne s'exprime pas et s'en rend malade. Le dominé, en revanche, a la "plume facile", la fréquence et la longueur de ses correspondances adressés au jumeau dominant en témoignent bien souvent.

7/ La dissociation : un duel cérébral épigénétique

La prédisposition du dominant

On peut dire qu'il existe certainement une prédisposition pour le dominant à la dissociation de la personnalité puisqu'à situation égale, pour tous les duos, elle ne concerne pas le dominé. Pour les cas les plus courants, le dominant est un homme et le dominé une femme. Il existerait donc une corrélation entre prédisposition à la dissociation/dominance et sexe. Ce qui nous amènerait à penser qu'il s'agit d'un marqueur initial dans les gènes lié aux chromosomes sexuels et se révéler ou pas en fonction du co-jumeau.

La désynchronisation cérébrale

L'encéphalite est une maladie qui se caractérise par l'inflammation aiguë du cerveau connue pour être causée en général par une infection virale et parfois faire suite à un dysfonctionnement du système immunitaire qui attaque lui-même des tissus cérébraux sains. Les premiers symptômes sont donc souvent d'apparence grippales (fièvre, fatigue, douleurs musculaires, maux de tête, etc). Mais parmi les symptômes secondaires, on observe des confusions et des changements dans la personnalité (comportement dissociant, de type schizophrénique), des troubles du langage, des troubles de la mémoire et des troubles psychosomatiques tels qu'une rigidité du cou.

Or, tous ces troubles sont exactement ceux qui sont déclenchés aussi dans le cas des nombreux jumeaux DN dominants également en dissociation de personnalité. Pour eux, la cause n'est évidemment pas virale. En effet, la contradiction d'informations internes au cerveau dans ses liaisons neuronales font entrer en opposition le rôle du néocortex et le rôle du tronc cérébral ne travaillant plus en coordination. Le type d'action mis en oeuvre par l'individu ne permet pas de répondre correctement aux besoins instinctifs. Le tronc cérébral, gérant la survie, entre en lutte contre le néocortex, ce qui a pour conséquence de rompre certaines communications entre neurones par dissociation. Les troubles psychotiques ci-dessus peuvent alors apparaître. Ces connexions entre neurones ne sont probablement plus alimentées par le signal électrique.

Ces déconnexions sont susceptibles d'être produites par modification de l'horloge interne du cerveau (horloge psychologique) par désynchronisation des oscillateurs présents dans la couche externe du néocortex. Ceci provoque alors ces pertes de connexions neuronales qui séparent la pensée en deux états de personnalité contraires. Ce qui explique aussi que le cerveau fonctionne normalement en ce qui concerne les autres connexions qui n'ont pas de lien avec le jumeau et ne gêne en rien toutes les autres activités cognitives.

Le cerveau du jumeau dominant envoie des messages d'alerte à l'autre jumeau, pour signaler ce qui ne va pas, ce que celui-ci ne comprend pas. Il envoie au travers des synchronicités des "heures miroirs" ou "heures doubles" (exemple : 11h11 ou 12h12) sur les pendules que regarde le dominé pour montrer qu'il y a un problème dans son horloge psychique et qu'elle n'est pas synchrone. Il a donc un besoin de resynchroniser et ceci est un appel de détresse. Voir les articles précédents :

http://jumeauxdisparonatals.over-blog.com/2019/03/une-belle-histoire-du-temps.html

http://jumeauxdisparonatals.over-blog.com/2019/08/l-horloge-psychologique-du-jumeau-dn.html

Donc une opposition instinct/environnement entraîne donc une contradiction entre deux parties du cerveau. Entre elles, la troisième partie, le système limbique s'en trouve, lui aussi, dissocié, révélant ensuite deux sentiments différents en opposition. La dissociation psychique.

Par ailleurs, selon l'impact de l'environnement global sur le jumeau et selon les coupures électriques neuronales que son cerveau doit réaliser pour le gérer, la dissociation de la personnalité peut être absente, prendre une forme modérée ou bien une forme sévère.

S'il s'agit d'une désynchronisation de l'horloge psychologique produisant une déconnexion de certains neurones, alors c'est aussi que cette horloge peut resynchroniser et se faire par un déclic si la parole est libérée.

8/ La compensation du dominé

Face à la dissociation du jumeau dominant et pour ne pas l'aggraver, le dominé, pour lutter contre l'usure de la situation, qui le mène également vers un trouble émotionnel de conséquence important, doit provoquer une compensation.

Il ne doit plus se montrer réceptif et ré-opérer une fuite générale. C'est à dire ne plus montrer de réceptivité à l'émission télépathique de l'autre et ne plus la rechercher intentionnellement. Il ne doit plus non plus rechercher de lui-même le contact écrit ou téléphonique tant que l'autre est en dissociation.

Ainsi, il doit montrer plus de dominance sur l'autre afin de rééquilibrer. S'il y a entrevue, il doit apprendre à utiliser son regard et à contrôler sa voix pour stabiliser l'autre. 

Mais surtout, il doit continuer à s'opposer à l'environnement général afin de faire connaître sa situation et faire approuver sa réalité. 

Conclusion

La télépathie est donc faite pour s'opposer à l'environnement et lutter contre la séparation, voilà pourquoi elle intervient chez les jumeaux DN. C'est le moyen instinctif émis par le dominant. Ce réflexe vient de la réapparition de son sixième sens perdu : la vibration. Mais face à notre civilisation, elle n'est que détresse.

Un instinct profond enfui dans l'Homme réémerge chez le jumeau disparonatal et révèle son origine. Cependant, l'environnement civilisationnel s'y oppose et engendre  un dysfonctionnement épigénétique chez le jumeau dominant. Dans ce cas précis, l'acquis s'oppose bien à l'innée. Si la nature a créé une dominance naturelle, alors elle n'est pas un défaut mais une utilité mais notre environnement a tellement dégénéré vers un environnement artificiel où l'image d'un individu est devenue plus importante que l'individu lui-même qu'il empêche un comportement naturel et instinctif de perpétuer et rend malade.

La souffrance de ces jumeaux est un cri muet à un environnement qui ne désire pas l'entendre. Pourtant, il semblerait que la seule adaptation possible pour eux est de parler et de s'opposer tous à l'environnement général en faisant reconnaître la réalité de leur gémellité.

C'est par l'information et la prévention que la dissociation de personnalité du jumeau pourra être évitée et résolue. Pour cela, vous pouvez aider ou rejoindre la ligue LRGD en vous connectant sur le site internet.

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