PROJET FLAMME

Recherche expérimentale sur les JUMEAUX DISPARONATALS *

(connus sous le nom de "Flammes Jumelles")

(*) Disparonatal = de naissance séparée

1- Présentation

2- Le phénomène "mystérieux" qui ne l'est pas ...

3- Télépathie gémellaire

4- Similitudes génétiques

5- Psychologie des jumeaux disparonatals

5-1 - La dépression et la dissociation du jumeau disparonatal "masculin"

5-2 - Les jumeaux disparonatals et le syndrome du jumeau perdu

5-3 - La dominance et l'ego "masculin"

5-4 - La dominance et la polarité

5-5 - Psychologie sur la base de l'instinct

5-6 - La Cause génésique

5-7 - La schizophrénie du jumeau disparonatal "masculin"

5-8 - La cause initiale du trouble dissociatif du jumeau disparonatal "masculin" (dominant)

6 - Conclusion

7- Lancement du Projet Flamme

 

1- PRESENTATION

 

L'expression populaire dit "il n'y a pas de fumée sans feu". Les mythes naissent souvent derrière des faits réels qui sont rapportés à l'oral comme à l'écrit en étant déformés par le nombre dans le temps leur donnant progressivement un aspect d'irréalité. A ceci, il faut rajouter que lorsqu'un phénomène est caractérisé par la rareté ou l'exception, il est difficilement compréhensible par les individus qui n'en font pas l'expérience et parfois même, comme nous le verrons, par ceux-mêmes qui en font l'expérience mais qui ne le comprennent pas, il est donc apprécié d'une façon dénaturée par la majorité des individus. Des mots restent, cependant, mais c'est notre perception qui diffère en basculant soit dans l'irrationel ou soit dans un rationnel primaire et régressif empêchant toute observation objective et évolutive (Citations de l'anthropologue Jeremy Narby : "La démarche rationnelle avait tendance à minimiser ce qu'elle ne saisissait pas." ou encore "On voit ce que l'on croit et pas seulement l'inverse. Et pour changer ce que l'on voit, il est parfois nécessaire de modifier ce que l'on croit."). Le dit "rationnel" devient parfois plus irrationnel que l'irrationnel lui-même par ses croyances établies et par son scepticisme exacerbé. C'est comme si la science avait conservé sa causalité mais avait perdu son sens.

 

Nous connaissons tous le terme "JUMEAUX" mais avons tendance à le réduire à un seul usage : celui des jumeaux utérins, c'est-à-dire des enfants nés d'une même grossesse, qu'ils soient monozygotes (issus du même oeuf) ou dizygotes (de deux oeufs). Donc on associe le terme "jumeaux" par défaut à la fraternité. Cependant, dans sa vraie définition générale, il s'applique à tout ce qui est identique et groupé par deux. Nous connaissons également une des caractéristiques de ces jumeaux utérins, nous savons que cette fraternité ou plutôt le lien qui les unit est particulièrement fusionnel. Ce type de lien ne se retrouve dans aucune autre relation qu'elle soit fraternelle ou non, enfin c'est ce que l'on croit...

 

On sait que ces jumeaux utérins, de par leur naissance, vivent ensemble dans le même environnement. Ils demeurent proches géographiquement et simultanément. De plus, et sauf exception, ils ont bien conscience de leur condition de jumeaux depuis toujours. Maintenant, prenons le cas de deux jumeaux qui ne naîtraient pas du tout dans les mêmes conditions et observons ce qui se passerait :

Imaginons que la nature ait décidé de créer un presque-doublon avec principalement une différence de sexe et fasse naître ainsi deux individus, un homme et une femme, cette fois, chacun dans un utérus différent, à l'autre bout de la terre à 10 ans d'écart. Sur des milliards d'individus, et en tenant compte de la complexité de l'ADN, pourquoi un génome presque identique ne ressortirait pas de temps en temps une deuxième fois par l'intermédiaire d'un algorythme. Que se passerait-il si ce couple de jumeaux se croisait à 40 ans ? Un choc ressenti mais non compris et un bouleversement psychique sans précédent en résulterait.

Ce serait aussi des jumeaux que tout sépare, ils ne se connaîtraient pas, ils n'auraient pas conscience d'être jumeaux car ne se ressembleraient pas vraiment mais verraient bien que "quelque chose cloche". Ils seraient séparés géographiquement, par une vie sociale différente et souvent avec un conjoint, voire une famille. On dit souvent que l'on ne peut pas séparer des jumeaux... Dès lors, ce serait l'enfer qui commencerait pour eux. Maintenant, rajoutez à ceci une autre difficulté : Les jumeaux utérins, qui sont frères et/ou soeurs, éprouvent déjà des sentiments particuliers comme la dominance ou la soumission, l'exclusivité et même la jalousie. Nombreux sont les jumeaux fraternels qui vivent très mal l'arrivée d'un conjoint pour l'autre à l'âge adulte. Dans notre cas présent, nous serions en présence de jumeaux homme et femme avec un besoin fusionnel inconscient refoulé. Il y aurait donc pour eux un amour fusionnel comme pour les autres jumeaux sauf qu'il s'agirait, en outre, d'un amour non fraternel, contrarié et sexué ! Il va sans dire que le sentiment de jalousie en serait encore plus fort. D'où la difficulté accentuée ici de pouvoir conserver un autre conjoint.

 

Mais ce cas est-il réellement une situation imaginée ? Ou existe-t-il vraiment, en étant simplement ignoré dans la population parce qu'il est rare, complexe et surtout parce qu'il regroupe à lui seul tout ce dont la société ne veut pas parler ? Se peut-il qu'il se retrouve ainsi caché derrière un mythe et des croyances depuis des siècles à cause de cela ?

 

 

 

2 - LE PHENOMENE "MYSTERIEUX" QUI NE L'EST PAS ...

 

Tout le monde a entendu au moins une fois dans le cour de sa vie le terme "jumeaux cosmiques". On peut constater lors d'une simple recherche sur internet une multitude d'informations irrationnelles sur le sujet. Ils sont décrits souvent comme un couple homme-femme fantasmagorique ayant l'un pour l'autre un sentiment amoureux dépassant le cadre du sentiment que l'on connaît chez le couple standard, leur lien éternel ne pouvant être défait. Ce qui semble donner à ce couple parfait une apparence presque "divine". Une panoplie de symboles (l'ange, le papillon, les ailes, la rose, la flamme, le serpent...), qu'on appellera ici archétypes, leurs sont rattachés ainsi qu'une référérence à d'autres histoires d'amour mythiques bien plus célèbres de la littérature mythologique ou religieuse. Ce couple apparaît aussi parfois, ce que l'on constate dans les illustrations qui en sont faites, assimilé à une certaine énergie reliée au feu, du fait de leur amour infini représenté comme une fusion qui les rend à la fois inséparables et à la fois immortels ensemble.

Comment un tel couple a-t-il pu naître de l'imagination ? Est-ce une perception purement allégorique et romantique du couple, ou peut-être une version trop "féminisée" d'un phénomène particulier ?

 

Depuis quelques années, on voit fleurir sur la toile également quelque chose qui s'en rapproche étonnamment mais avec un aspect un peu plus réel, cette fois, tout en étant encore abordé sous un aspect un peu trop "spirituel" et pas assez rationnel : le phénomène appelé "flammes jumelles" ou "âmes jumelles". Pourtant, les mots parlent... Sur ce sujet, on trouve donc sur le web quelques témoignages individuels, souvent des femmes, désemparées, qui expliquent leur expérience troublante, et de rares hommes, confus, complètement perdus, mais aussi quelques sites web de "chercheurs" qui ont étudié le phénomène d'un peu plus près, assez pour en tirer des conclusions qui ont permis d'en déterminer aujourd'hui un processus qui demeure toujours le même dans chaque cas, même si chaque histoire est un peu différente dans les détails, mais l'origine n'en est toujours pas connue. Alors, à défaut, on cherche à l'expliquer par des histoires de Karma, de vies multiples, etc... Le phénomène lui-même n'est d'ailleurs pas reconnu publiquement et moqué, voire même ignoré. Quel est-il ? Un couple, des phénomènes étranges, souvent une femme qui cherche à comprendre (qu'on appelle "chaser" = chasseur en français) et un homme, en relation avec elle, qui est fuyant (qu'on appelle "runner"= coureur en français), une rencontre traumatisante suivie en général d'une séparation plus ou moins longue (avec rencontres ponctuelles), extrêmement difficile à vivre, une dite "fusion" et éventuellement une "réunion" finale qui semble rare.

 

Prenons un cas que j'ai étudié de flammes jumelles qui va nous fournir un exemple idéal pour comprendre :

Une femme tout à fait saine d'esprit, qu'on apellera le sujet A, commence à connaître des bouleversements dans son existence ayant une apparence "surnaturelle", qu'on pourrait qualifier de "paranormale" au premier abord. Elle en est fortement perturbée, surtout qu'elle est dotée d'une personnalité très rationnelle. Elle veut comprendre donc elle entreprend des recherches et elle en parle à son entourage puis elle finit par se fermer à la vue des idées préconçues et mêmes parfois agressives de ses interlocuteurs qui adoptent deux types de comportement en réponse : (Ces deux types de réaction de l'entourage sont systématiques)

    • la réaction pour les personnalités irrationnelles : pour elles, le sujet A va être la victime d'un envoûtement, les conséquences en sont rarement dramatiques. Au pire, elles vont lui faire consulter un exorciste, un marabout ou une voyante (le risque ne sera là surtout que pécuniaire) ;

    • la réaction pour les personnalités rationnelles : ce sujet A va avoir un trouble psychologique (en général, confusion avec bipolarité ou schizophrénie). C'est ce type de réaction qui va présenter un risque pour la femme en question car ces dernieres pourront la couper de toutes ses relations, la conduire à l'isolement progressif jusqu'à un banissement social et la conduire chez le psychiatre, ce qui sera parfaitement inutile puisqu'elle n'a aucun trouble de ce type.

 

Alors que lui arrive-t-il et pourquoi ceci est interprété aussi facilement comme un trouble psychologique par le plus grand nombre ? Le sujet A commence à avoir ce qu'on appelle des synchronicités (voir les études du psychologue Karl Gustave Jung sur le thème, il est à noter que les synchronicités sont imperceptibles et incompréhensibles pour une personne qui n'en a jamais eues). Cela se traduit d'abord par des visions survenant à l'endormissement le soir ou au réveil le matin (moments propices à la conscience modifiée). Puis, le sujet A va porter une attention à des objets ou à des évênements se produisant dans son environnement auxquels elle va donner un sens que ne perçoivent pas les autres personnes, ce qui va la faire paraître excentrique aux yeux des autres. Elle va d'ailleurs, pour cette raison, toujours les observer mais ne plus en faire part progressivement, face à l'incompréhension. Elle va préférer tout consigner secrétement dans un journal intime.

 

Puis, toujours au coucher ou au réveil, elle va commencer à entendre des mots, puis des phrases entières. Elle va très vite comprendre (en tout au plus 2 ou 3 jours) que ces mots proviennent d'un homme, qu'on va appeler le sujet B, qu'elle connaît très peu car elle ne l'a rencontré qu'une fois et lui a très peu parlé. Elle comprendra aussi, mais en décalé, que ses visions sont également des images mentales transmises par le sujet B. Cette première rencontre entre les deux sujets a tout de même été très marquante, déstabilisante. Une attraction s'est produite qu'on qualifie de "magique", "magnétique", le tout passant par le regard avec une impression d'être "aimantés", "tous les deux seuls au monde" (les autres n'existaient plus à cet instant) et une impression que le temps s'est arrêté. Les deux se sont retrouvés hors espace-temps pendant ce court moment. Un sentiment de choc, d'incompréhension, d'irréalité, mais aussi d'être "fait l'un pour l'autre", de trouver "l'être qu'on a cherché toute sa vie" et surtout d'être "face à un miroir" car ils ont un sentiment de ressemblance (même si le physique est différent) que le sujet A comprendra un peu après comme étant une sensation abstraite de gémellité. Ce premier regard spécifique, luisant, et mutuel, est décrit comme "une flamme dans les yeux". Le sujet A s'est interrogée pendant quelques jours après cette rencontre perturbante et a semblé ne plus y penser. Environ 2 mois après, le souvenir du sujet B lui reviendra de façon subite et obsessionnelle (impossibilité de pensées autres). Pourtant, elle ne fera pas encore de lien avec les phénomènes étranges qu'elle va commencer à vivre 6 mois après cette rencontre.

 

Tout le processus s'opère sur quelques années, ici, 3 ans et demi. Assez rapidement, le sujet A commence à sentir physiquement d'autres phénomènes encore plus troublants, comme des attouchements dans la nuit alors qu'il n'y a personne, une sensation d'être étreinte par quelqu'un et qu'il ne s'agit pas de son mari qui dort à côté d'elle, car elle est mariée, tout comme le sujet B. Elle peut vivre à ce moment un véritable choc, l'expérience est terrifiante (elle pourrait être confondue avec un envoutement ou une possession par les plus irrationnels). Puis cela se reproduit. Parallèlement, ce qui était des phrases au début devient de la part du sujet B comme du sujet A une véritable conversation, un dialogue prend forme progressivement comme si les deux se trouvaient dans la même pièce (alors que des centaines de kilomètres les séparent physiquement) accompagné d'un échange d'images mentales. "On sait qui est l'autre". Les choses deviennent plus claires, "on sait qu'on est ensemble". Cela paraît irréel, et pourtant... Les deux communiquent mais développent ainsi une relation de couple. Les choses se compliquent quand il y a enfin la "fusion" sexuelle. C'est une sensation physiologique, ressentie au niveau du cerveau avec des images mentales de cosmos (impression de "voir des étoiles"), au niveau du coeur (sensation "de poids" , "de chaleur" et accélération du rythme cardiaque) et dans la zone érogène allant jusqu'à l'orgasme. Là, c'est déroutant... L'expérience est vécue d'une façon plus extraordinaire par le sujet A, car elle est anorgasmique. Par la suite, des baisers se font ressentir. Une fusion "corporelle" intervient, le sujet A dit avoir ressenti le sujet B "se glisser dans sa peau comme, raconte-t-elle, un bonhomme gonflable qui se gonfle à l'intérieur de son propre corps et simultanément la sensation que sa voix devenait androgyne, ce qui était "effrayant". Puis, plus tard, le corps de l'autre en entier est ressenti comme une présence physique de la personne comme si elle était en couple avec un homme invisible tout en sachant qui il est. Il devient alors difficile d'en parler à autrui. Ce qui est destabilisant à vivre et qui n'est pas sans conséquence dans le cas de mariages mutuels avec d'autres conjoints. Ce qui finit d'ailleurs par briser son mariage car la situation devient vite ingérable, psychologiquement et quotidiennement. Elle se sent coincée comme "entre deux mondes".

 

Ils deviennent vite inséparables de cette façon. Le sujet A, curieuse, évolue dans ses connaissances mais comprend l'essentiel très vite, elle est consciente des faits, mais demeure triste car son amour est devenu "réel" et elle vit difficilement la chose, ne comprenant pas que le sujet B reste éloigné physiquement et qu'il semble inconscient de cette réalité. Nous verrons plus loin ce qui se passe pour le sujet B.

 

 

3 - TELEPATHIE GEMELLAIRE

 

Si l'on observe ce qui se passe pour le sujet A et le sujet B en se sortant d'une perception purement irrationnelle ou purement rationnelle, mais plutôt en adoptant un regard objectif, on commence à s'apercevoir que l'on pourrait plutôt, à défaut de penser à un envoûtement ou un trouble mental, être en présence d'un cas avéré de télépathie et pas des moindres. Mais "Si la télépathie existait, tout le monde le saurait ! C'est impossible !". La société dans laquelle nous vivons impose des préjugés de rationalité et des tabous qui ne permettent pas de parler sérieusement de télépathie et l'abandonne aux soins de l'irrationnel. Nous sommes tous conditionnés à évoquer la télépathie comme une fiction et c'est d'ailleurs le cinéma qui nous en fournit le meilleur exemple : La télépathie ne s'y trouve abordée uniquement que dans la science fiction et de plus, toujours dans un contexte de domination effrayant, jamais dans une comédie romantique réaliste. Pourtant, c'est elle qui expliquerait logiquement le déplacement synchrone des bancs de poissons de même espèce ou des vols en formation d'oiseaux migrateurs pour lesquels nous n'avons pas d'explication plus rationnelle (voir les travaux de Rupert sheldrake sur la télépathie animale). Donc, le domaine reste inexploré par crainte, par moquerie et aucun témoignage n'apparaît crédible de ce fait. C'est ainsi, par un environnement malsain, qu'on contribue à transformer une relation humaine naturelle en maladie mentale ! Le sujet est certainement bien plus important qu'on ne le croit. Combien de personnes sont peut-être injustement internées chaque année pour défaut de diagnostic ? Dans notre exemple, même le sujet B ne reconnaît pas être télépathe avec le sujet A, il le nie maladroitement lorsqu'elle ose lui dire lors d'une entrevue. Si maladroitement, qu'elle comprend que c'est bien le cas. Nous vivons, aujourd'hui, dans un environnement où l'on trouve rationnel et raisonnable de ne plus tenir compte de nos instincts donnés par la nature et voire même de les ignorer volontairement parce qu'ils ne correspondent pas à notre idéal. Ici, nos deux sujets ne peuvent même pas parler ensemble de leur télépathie car le comportement sociétal leur interdit c'est ce que traduit le malaise du sujet B par une inhibition et une autocensure. Cette autocensure se distingue également chez les jumeaux utérins qui préfèrent éviter, eux aussi, le sujet avec les autres.

 

Si l'on revient sur cette impression récurrente de gémellité de nos flammes jumelles (ressemblance, effet miroir,...) ou jumeaux cosmiques (à cause des images mentales de cosmos), puisqu'il s'agit sur le fond de la même chose, vous l'aurez compris, on peut constater que le seul autre cas de télépathie abordé au cours des dernières décennies mais qui n'a jamais fait l'objet d'une preuve formelle et non équivoque jusqu'à présent est celui des jumeaux utérins (du même utérus). Cependant ce cas d'étude ne démontre qu'une plus faible transmission et de ce fait les tests qui ont été réalisées sur ces sujets n'ont pas été assez répétitifs et suffisants statistiquement pour être opposés aux phénomènes strictement hasardeux. (Voir les études de Guy Lyon Playfair cf "Les Jumeaux et le mystère de la télépathie). En effet, la communication télépathique, non reconnue officiellement, entre jumeaux utérins ne fait apparaître que des transmissions d'images mentales déformées, de simples idées, de quelques mots, de sentiments ou de quelques sensations voire parfois douleurs physiques ou marques apparentes de blessures, dans de rares cas, mais jamais de dialogues et d'étreintes à distance.

 

Cette télépathie, donc, semble être bien inférieure aux échanges télépathiques de même type de certaines flammes jumelles. Nous appellerons ces dernières dans l'étude présente, qui se veut plus scientifique, par un terme plus adapté à ce domaine que vous comprendrez plus loin : "les jumeaux disparonatals" (que nous abrégerons par "jumeaux DN" en référence à l'ADN). Aussi, il serait intéressant de faire subir à ces jumeaux DN les mêmes batteries de tests que celles réalisées sur des jumeaux utérins ultérieurement pour démontrer cette télépathie supérieure. Si ces tests s'avèrent convaincants, il serait judicieux de démontrer les conditions de cette télépathie une fois la preuve statistique établie.

 

 

 

4- SIMILITUDES GENETIQUES

 

Si l'on observe la particularité des jumeaux utérins et particulièrement des monozygotes, si on les oppose au restant de la population, c'est d'être frères ou soeurs, issus de la même grossesse, le cas échéant du même oeuf et identiques. Ce qui les caractérise c'est donc un ADN commun ou similaire et un environnement prénatal commun. Or, les jumeaux DN, eux, ne sont pas ressemblants dans l'apparence physique et ne sont pas issus du même utérus. Ce sont deux étrangers, nés indépendamment et bien souvent même à une époque différente (entre 5 et 10 ans d'écart le plus souvent). De plus, il s'agit principalement d'un homme et d'une femme, chose impossible dans le cas des monozygotes, obligatoirement, eux, du même sexe. Nos jumeaux DN ont donc un premier point commun avec les utérins : On les nomme "jumeaux" et un deuxième point commun : la télépathie. Pourraient-ils avoir le troisième : un ADN commun ?

 

En effet, pour les jumeaux DN, il peut n'y avoir qu'un certain nombre de similitudes précises dans l'ADN permettant une télépathie, par exemple, dans la partie de l'ADN dont la fonction n'est pas encore définie, ce qu'on nomme le "Junk DNA" ou en français "l'ADN camelote", des séquences de gènes répétitives dont l'utilité est encore une énigme mais il peut aussi y avoir similitude presque totale (différence chromosomique seulement). Platon évoquait un phénomène appelé "palingénésie", il s'agissait en fait d'une deuxième apparition des mêmes gènes, ce qui a été interprété à tort comme la réincarnation d'un individu et remplacé dès lors par cette croyance. Il ne s'agit pas là, en fait, des vies multiples d'un individu mais de récurrence de gènes. Il s'agissait peut-être d'une connaissance de l'existence des jumeaux DN, connaissance aujourd'hui disparue.

Si l'on tient compte des probabilités seules, il y a plus de chances naturelles pour que le doublon d'un ADN réapparaisse une fois sur la multitude d'individus du monde entier que de chances qu'il apparaisse dans le même utérus en se divisant par anomalie de la nature (dédoublement dans le cas des monozygotes) ou par multiplication artificielle due à la PMA (procréation médicalement assistée). Alors, pourquoi serait-ce plus difficile à croire ?

 

Au moment de la rencontre, la "flamme dans les yeux" perçue par nos jumeaux disparonatals comme "surnaturelle" n'est en fait qu'une émission de biophotons, émise directement par l'ADN dans les cellules (appelé "langage cellulaire" ou encore "biocommunication non-substancielle") sur la longueur d'onde exacte de la bande de la lumière visible provoquant la perception d'une lumière vive colorée, parfois "arc en ciel" dans l'iris. Donc, au moment du contact physique visuel, la reconnaissance instinctive se fait par de bonnes sensations et donc sans erreur. Pourquoi sont-ils différents physiquement s'ils ont peut-être un génome quasi-identique ? Le génome n'est pas le seul acteur dans tout cela. Il produit un ensemble de protéines dans le corps, ce qu'on appelle le protéome. On sait un peu plus de chose aujourd'hui à ce sujet. Le gène synthétise une protéine qui, elle, va créer quelque chose dans le corps. Par exemple, elle va créer de la chair. Mais elle va réagir aussi différemment en fonction de son environnement. La même protéine issue du même gène ne va pas créer nécessairement la même chose dans un espace-temps différent. On peut citer l'exemple de la chenille et de son papillon, ils ont strictement les mêmes gènes mais sont complètement différents selon le moment, ce qui est du au protéome, fonction du temps ici. Il peut en être de même pour les jumeaux disparonatals : Un génome quasi-identique et un espace-temps différent donnant un physique différent. Il est vrai que deux jumeaux monozygotes se ressemblent même s'ils ont été séparés par l'environnement très tôt dans leur vie. Cependant, il ne faut pas oublier qu'ils ont quand-même eu un environnement commun au début de leur vie : l'utérus maternel. Et c'est bien dans l'utérus que le protéome crée le corps du bébé. En ce qui concerne les jumeaux dizygotes, ils sont différents physiquement car ils ont peut-être partagé la même grossesse mais leur ADN est proche mais pas identique. Donc, nos jumeaux DN ont soit un génome quasi-identique avec une différence de chromosomes, soit un certain nombre de gènes précis et particuliers identiques.

 

D'autre part, on remarque qu'il arrive exceptionnellement aussi que des jumeaux DN naissent avec le même sexe ou avec un écart d'âge très important. Mais la relation est donc différente et forcément un peu moins problématique et relève de l'exception, nous allons donc nous référer au schéma général homme/femme, même tranche d'âge.

 

 

 

5- PSYCHOLOGIE DES JUMEAUX DISPARONATALS

 

5-1 - La dépression et la dissociation du jumeau disparonatal "masculin"

 

Nous allons maintenant nous intéresser au sujet B de notre exemple, après la rencontre :

Si le sujet A a tendance à vouloir extérioriser, le sujet B, lui à contrario, intériorise tout, et devant les obstacles, il "ne peut plus parler" et se retrouve avec "un sac à dos trop lourd à porter". En fait, c'est un peu comme si le sujet B déclarait sa flamme involontairement par la pensée (uniquement par télépathie) au sujet A et s'enfuyait comme un voleur, en courant, dans la vie quotidienne pour ne pas être vu. Il apparaît en conflit intérieur. Pour résumer, elle, elle parle et sait, on la croit "folle" car elle ne peut rien prouver et lui se tait, refoule et c'est comme s'il devenait fou intérieurement. Un mal être et une peur panique s'empare de lui au point de le déstabiliser alors il compartimente cette relation d'un côté pour laquelle il a pris une addiction (harcèlement du sujet A), qu'il classe "impossible" à vivre et de l'autre, un rejet maladif du sujet A pour rendre sa vie "possible". Il devient "désirophobique" avec le sujet A.

Dans l'intimité télépathique, il est aimant et invasif mais il adopte donc une autre personnalité visible au dehors, hostile envers elle pour se protéger, personnalité froide et distante, voire même défensive. Il fait semblant de rien et tout pour l'ignorer et il la traite comme un danger. Pour cacher son intérêt pour elle, il va lui construire ainsi une image négative pour la représenter (il peut, comme dans ce cas, contribuer à la faire passer pour folle auprès de l'entourage). Il rend sa jumelle inexistante en lui retirant toute "forme" physique, en la rendant invisible et muette. Si on schématise, elle l'attire mais il la garde précieusement "hors de sa vie", cet état de personnalité la considère comme la femme qu'il doit cacher. Après cette première rencontre, il a cherché le contact mental avec sa jumelle (lui parler) et physiologique (la toucher). Ses pensées deviennent vite obsessionnelles, et pour cette raison, il développe une "vue à distance" pour espionner sa jumelle en gardant une connection ouverte constante de télépathie. Il met ses pensées "sur écoute" en quelque sorte. C'est comme s'il laissait "la radio allumée". L'effort télépathique peut même lui provoquer des céphalées. Il se retrouve avec deux pensées distinctes en parallèle, lui et elle, ce qui lui parait étrange mais il s'habitue. Dans notre exemple, le sujet B a dit à sa jumelle "J'ai l'impression d'être toi". Il n'est plus "avec" sa jumelle mais "à sa place" et constamment, mais il n'a aucune confusion d'identité avec elle, il s'agit uniquement d'une assimilation sensorielle (il ressent ce qu'elle ressent).

 

Elle, ne décelant pas ce qui arrive à son jumeau, perçoit des sensations décuplées (elle n'est plus anorgasmique) et perçoit donc l'expérience comme "amoureuse" et "unique", donc plutôt en "rose" dans un premier temps, sans se douter de ce qui se passe de l'autre côté du miroir. Elle dénote ensuite, progressivement, un comportement incohérent de la part de son jumeau. Ces deux perceptions différentes de la situation la rendent alors chaotique.

 

Le lien entre les jumeaux DN de sexe différent se traduit par un amour sexué involontaire réveillant l'instinct naturel. Mais c'est comme si dans l'environnement, ils n'étaient plus, d'un coup sur la "même longueur d'ondes", ils ne se comprennent plus.

  • Le premier est positif (la jumelle), il assimile, associe rapidement, c'est-à-dire qu'il unit les éléments pour comprendre et saisit qu'il s'agit d'amour. Il cherche donc à unifier le couple et devient acteur sur son environnement. Il ne déclenche pas de trouble, est euphorique dans un premier temps puis est perturbé par la séparation imposée.

  • L'autre est négatif (le jumeau), il est choqué, en souffrance, il dissocie, c'est-à-dire qu'il sépare les éléments et ne comprend pas. Il paraît "destructeur" à sa jumelle, "il brise tout". Il opère une première dissociation, il sépare sa vie en deux, une "réelle" et une "irréelle" (télépathie) et laisse l'environnement agir sur lui, il devient passif. Il sépare également les personnes : en tenant sa jumelle à distance comme un danger et en l'isolant dans une relation télépathique dont il devient dépendant et pour tenter de gérer la situation, il se sépare lui-même en deux personnalités. Il est partagé entre son instinct et sa conscience dictée par l'environnement. Il stagne dans cet état transitoire, sans décision, qui le rend malade. Ce qui devient psychologiquement insupportable et se transforme en pathologie en devenant un trouble.

 

Il entre alors dans un déni (refus d'admettre la réalité perçue comme traumatisante) et refoule (le refoulement est le fait de s'interdire d'exprimer un désir, un sentiment qu'on porte en soi et plus exactement un processus par lequel le moi (égo) s'efforce de maintenir dans l'inconscient des pensées incompatibles avec les exigences morales ou sociales qui constiuent l'idéal du moi) , il s'enfonce alors rapidement dans la dépression. Puis, la névrose laisse place progressivement à une psychose, il développe un trouble dissociatif qui s'enchaîne : Cette dissociation s'opère d'abord par un trouble de la personnalité évitante (il évite le sujet A dans la vie par crainte, ce qui empêche toute discussion et compréhension entre les deux sujets) puis le trouble devient un trouble de déréalisation c'est-à-dire qu'il dissocie cette expérience qu'il considère comme irréel, qu'il appelle "rêve", de sa vie. Vient en parallèle, le trouble dissociatif d'identité (ou de dépersonnalisation), c'est-à-dire qu'il tend vers deux états de personnalité contraires : la double personnalité. Entre autres, il se met à mener une double vie, dissimule sa vie au sujet A et dissimule le sujet A à son entourage. Il le fait par des mensonges mais "il ne ment pas", il a des bouffées délirantes répétitives qu'il croit lui-même sur le moment.

 

En psychologie, la dissociation est définie ainsi : troubles des fonctions intégrées comme la conscience et de la perception de l'environnement. Il s'agit en fait d'une activation cérébrale binaire (notre fameux conflit intérieur) qui est l'inhibition émotionnelle du lobe préfrontal gauche et la stimulation de l'état d'alerte du lobe préfrontal droit (En effet, le sujet A dit ressentir bien souvent physiologiquement, l'activation du lobe droit de son jumeau dans le sien comme un courant électrique). Une des solutions thérapeutiques proposées par le domaine psychologique pour la guérison d'un tel trouble passe d'abord par la réorientation spacio-temporelle. Autrement dit, plus la distance entre les deux jumeaux est conservée dans le temps, plus le trouble du jumeau dissociant s'agrave, parce qu'elle le désoriente. La télépathie reste pour lui le seul moyen de communication qui a bien pour finalité le rapprochement physique à terme (la dite "réunion" finale des flammes jumelles) mais il est devenu malade et ne peut plus arriver au bout de sa quête.

 

Maintenant envisagez les cinq situations suivantes :

 

1 - Vous êtes un homme et imaginez que vous aimiez une femme. Cette femme a disparue. Au bout d'un certain nombre d'années, vous finissez par la penser morte. Vous rencontrez une autre femme et vous êtes en manque d'amour. Vous décidez de reconstruire votre vie avec elle et vous vous engagez. Quand subitement, la première réapparaît en vie. Vous avez envie d'être avec elle mais pour des raisons morales, vous ne pouvez laisser la seconde sans le justifier. Vous en êtes malade, rongé par le regret et la culpabilité. VOUS NE POUVEZ PLUS PARLER.

 

2 - Vous êtes un homme et imaginez-vous trouver enfin la femme de votre vie. Vous souhaitez lui dire quand vous vous appercevez qu'elle est mariée, vous avez donc un rival. VOUS NE POUVEZ PLUS LUI PARLER ;

 

3 - Vous vivez à 300 km de la femme que vous aimez. VOUS NE POUVEZ PAS VRAIMENT LUI PARLER ;

 

4 - Vous vous rendez compte que vous êtes télépathe dans une société qui ne reconnaît pas l'existence de la télépathie. VOUS NE POUVEZ PLUS PARLER ;

 

5 - Vous connaissez tout de l'intimité d'une femme et vous ne la connaissez pas du tout. Quand vous la voyez, VOUS NE POUVEZ PAS LUI EN PARLER.

 

Bien souvent, le jumeau DN se trouve en même temps dans ces cinqs situations. Il peut aussi ne pas être marié, mais engagé dans une situation similaire comme appartenir à un ordre religieux, mais là aussi, il ne peut pas parler. Tout ce qui sépare empêche de parler. Il se retrouve baillonné dans une prison morale.

 

Tous les deux ne se comprennent plus dès lors car leurs perceptions mutuelles sont transformées par l'influence de l'environnement autour d'eux, cette sensation les fait douter. Dans notre exemple, le sujet B est perdu, confus car il persiste à percevoir sa jumelle suivant le regard des autres, alors que son sentiment est contraire. Pour elle, elle le perçoit comme irraisonné, illogique, incohérent et même doute de sa santé mentale mais elle note pourtant que les autres le voit comme rationnel. Donc, elle est destabilisée.

 

On peut donc observer généralement au comportement du jumeau DN qu'il tombe malade mais pas sa jumelle. Il est important maintenant de comprendre que la télépathie de nos jumeaux DN ne débute pas lors de la première rencontre mais existe depuis leurs naissances (ou plutôt dès la conception du deuxième) et que seul, intervient l'état dépressif du jumeau à l'issue de cette rencontre.

 

 

5-2 - Les jumeaux disparonatals et le syndrome du jumeau perdu

 

Mais, au fait, pourquoi penser sa jumelle "morte" ? Avant de se rencontrer, les deux jumeaux DN ont le SYNDROME DU JUMEAU PERDU et la rencontre l'a fait remonté à la surface.

Qu'est-ce que ce syndrome (voir l'ouvrage de référence "Le syndrome du jumeau perdu" d'Alfred et Bettina Austermann) ? Tout d'abord, il est abordé en ce qui concerne les jumeaux utérins. Lors de grossesses, on a constaté qu'un embryon sur dix environ avait un jumeau dans l'utérus de la mère et que ce jumeau disparaissait souvent dans les premiers mois de grossesse. En France, par exemple, on le constate très peu car on ne pratique la première échographie qu'au troisième mois de grossesse (ceci est différent dans d'autres pays). Or, le jumeau a déjà disparu dans les trois premiers mois et donc n'apparait pas. Cependant, un jumeau né seul garde trace toute sa vie de sa relation gémellaire prénatale, aussi courte eût-elle été, et conserve un traumatisme inconscient du décès de son double, ce qui lui cause certains symptômes physiques ou psychiques sa vie durant affectant bien souvent les sens mais, pour ces symptômes, on ne fait malheureusement pas toujours de lien avec ce phénomène. Ces recherches sont mises de côté au même titre que la télépathie. Ce qui est bien dommage.

 

Exemples de symptômes physiques :

  • Myopie (vue)

  • troubles auditifs (ouie)

  • Kystes (ovariales, pylonidales, ...) et maladies de peau (toucher)

  • Inversion de polarité du coeur (douleurs et pincements au coeur, le coeur étant symbole de l'amour)

     

Exemples de symptômes psychiques :

  • Timidité (vue et ouie)

  • dyslexie ou dyscalculie (écriture et son donc toucher et ouie)

  • trichotillomanie (manie digitale donc toucher)

Mais aussi :

  • Difficultés d'engagement en couple (recherche d'un jumeau)

  • port d'un sac à dos (contact donc toucher)

  • tenue d'un journal intime (écriture donc toucher et ouie)

 

L'embryon survivant sait que l'autre est mort. Le corps de celui-ci n'est pas éliminé de suite ou pas toujours dans le liquide amniotique, le survivant est donc bien souvent choqué, traumatisé, a peur, il l'évite, cherche à fuire, repousse le corps inerte parfois avec des coups de pieds, donc hostilité. Dans l'utérus, au début, les deux embryons, pouvant déjà être séparés par la poche amniotique, ne communiquent pas encore par les cinq sens (vue, ouie, toucher, odorat, goût), leurs organes n'étant pas encore formés, ceci les séparant également, ils doivent déjà communiquer par télépathie car c'est pour eux la seule possibilité.

 

Dans notre exemple des sujets A et B, lors d'une randonnée, ils se sont retrouvés ensemble et ne se parlaient pas. Le sujet A était épuisé et le sujet B a pris spontanément son sac à dos en plus du sien qu'il a porté jusqu'à destination. Le sac à dos est symbolique : il représente le poids du jumeau manquant. Il a voulu montrer à sa jumelle tout le poids de sa souffrance, qu'il souffrait doublement. Notre sujet A, elle, tient un journal intime. Le journal remplace le jumeau manquant à qui l'on parle, l'écriture remplace la parole. Les jumeaux DN réagissent comme les jumeaux utérins. Inconsciemment, ils se sont cherchés dans leurs vies sans jamais se trouver, chacun a donc construit une vie individuellement en conservant toujours le manque de l'autre et le considérant par la suite comme "inexistant". Pour eux, il s'agit d'une relation de couple sexué et l'engagement est d'une importance capitale, c'est-à-dire le mariage ou l'enfantement, qui représente l'abandon de l'autre et est donc synomyme de "mort" du jumeau. Or, lors de la rencontre, les jumeaux DN subissent un choc, le syndrome refait surface indéniablement. "C'est lui", "C'est elle" donc "il ou elle existe", l'équivalent de "il est vivant", "elle est vivante".

 

Si l'on devait résumer le syndrôme du jumeau perdu en trois phrases de façon générale, on pourrait dire que :

    • C'est ne pas savoir consciemment qu'on a un jumeau

    • ne pas savoir consciemment qu'on a manqué de son jumeau

    • mais le savoir inconsciemment

Le syndrome et les symptômes du jumeau survivant disparaissent lorsque celui-ci en prend conscience et qu'il peut ainsi faire le deuil de son frère ou de sa soeur mais pour nos jumeaux DN, même s'il s'agit du même syndrome, c'est un peu plus complexe.

 

Il est à noter que les symptômes du syndrôme étaient présents avant la rencontre chez nos jumeaux DN et restent toujours présents après la rencontre, ce qui signifie qu'il n'y a eu aucune prise de conscience. Alors, tout s'est passé au niveau de l'inconscient. Celui-ci savait qu'il y avait un jumeau mais le croyait "perdu". L'inconscient avait donc déjà une sensation de deuil. C'est donc l'inconscient qui a subit un choc. "Je le croyais inexistant et il est devant moi". Autrement dit, notre propre inconscient est capable de se tromper et découvrir une vérité contraire sans pour autant qu'il y ait prise de conscience pour l'individu. L'individu est choqué mais ne comprend pas pourquoi. Mais il se passe autre chose en simultané, l'inconscient tombe brutalement d'accord avec la suggestion de l'instinct, la mauvaise sensation de deuil disparaissant. Nous verrons ci-après ce rôle de l'instinct.

C'est alors un véritable bouleversement psychique. Le double est réssuscité. Un en mot : le jumeau est retrouvé. Le conscient, à l'écart, en est fortement perturbé. Après l'euphorie du moment, vient ensuite, pour l'un des deux, la tristesse et la fuite.

Nous verrons également plus loin pourquoi.

 

S'il y a bien concordance de gènes entre eux, on pourrait donc soulever maintenant la question des probabilités pour que nos deux jumeaux DN se croisent dans leur vie. Certains diraient "nulles", "impossibles". Pourtant, si une connexion mentale inconsciente, existe entre eux depuis leur naissance, des biophotons (longues ondes électromagnétiques de basse fréquence) sont émis très tôt. Dans notre exemple, le sujet A a eu une curieuse attirance depuis l'adolescence pour le prénom de son jumeau sans comprendre pourquoi. Dans le cadre de ce syndrome, les jumeaux utérins nés seuls prenant conscience d'avoir perdu un frère ou une soeur dans le ventre de leur mère, ont tous pour premier réflexe d'attribuer un prénom au disparu. Pas né, pas nommé. En effet, on ne peut faire le deuil de quelqu'un que s'il a une identité. Curieusement, nos jumeaux DN, au début de leur vie, ont également le premier réflexe de se transmettre leurs prénoms par télépathie. Mais pourquoi le prénom dans les deux cas ? Ceci n'a rien de surprenant. Les jumeaux utérins ne s'appellent pas par leur nom de famille (ils ont le même) mais par ce qui les identifie personnellement : leurs prénoms. Pour les jumeaux DN, il en est de même, un couple engagé (marié) porte également le même nom et ils s'appellent par leurs prénoms. Le prénom est personnel et c'est l'identité. Notre sujet A a ensuite déménagé dans le sud de la France, se rapprochant ainsi de son jumeau sans le savoir. Elle n'a jamais eu d'enfant alors qu'elle en voulait, ne s'est mariée que tardivement et surtout a fait une dépression inexplicable au moment de son mariage. Dépression dont elle est sortie en entrant dans la même association que celle de son jumeau sans le savoir. C'est là qu'ils se sont rencontrés. Il lui a donc transmis des informations par télépathie sans s'en rendre compte : son prénom, des traits de son physique, où le trouver, de ne pas s'engager avec un autre homme, ne pas faire d'enfant et ne pas prendre de plaisir sexuel (anorgasmie induite). Elle aussi, lui a transmis des informations à son tour, son prénom et des traits de son physique. Avant la rencontre, les deux ignorent encore la sensation qu'ils vont avoir, s'ils vont se reconnaître et ont peur du danger que l'autre se trompe de partenaire. Alors, nos jumeaux DN éprouvent le besoin de se signifier bien avant et inconsciemment trois éléments indispensables pour un premier rendez-vous : leurs identités, leurs apparences et le lieu. Mais, ... il n'y a qu'une seule variable de l'environnement qu'ils ne contrôlent pas : le temps.

 

 

5-3 - La dominance et l'ego "masculin"

 

Quand la rencontre physique est intervenue, on s'aperçoit donc que, lui, devient fuyant peu après. La relation est une relation prédateur/proie. Chasser, c'est faire courir l'autre et c'est aussi le capturer, autrement dit le "posséder".

 

On peut maintenant mettre ceci en corrélation avec la relation dominant-dominé des jumeaux utérins : Les jumeaux DN ont exactement le même comportement sauf qu'il se réfère à l'instinct. Chez le couple de jumeaux utérins, on observe une tendance générale, en miroir, pour l'un à être dominant et pour l'autre, à être dominé mais cette tendance relève pour eux de la psychologie individuelle et pas de l'instinct. Le terme "dominer" ne signifie pas seulement "être au dessus" mais aussi "maîtriser", et plus particulièrement "posséder". On entend souvent dire le jumeau utérin dominant de son jumeau : "Il est à moi".

 

DOMINER = POSSEDER

 

Ceci étant, ces jumeaux DN vont nécessairement avoir besoin d'une télépathie bien plus puissante s'ils doivent se retrouver malgré un environnement défavorable. Ils sont séparés par l'environnement. On pourrait en déduire que le fait d'être dans un espace-temps différent amplifierait la télépathie par nécessité. "C'est plus fort que soit", "c'est dans la peau", "dans les tripes", "dans le sang", cet amour est indépendant de la volonté et plutôt de l'ordre de l'instinct. Deux cellules identiques sont issues à la base d'une même cellule originelle, c'est la première duplication par division cellulaire qui s'est opérée. Puis à l'apparition de l'élément liquide dispersant (mers, océans) elles ont tout fait pour ne pas être séparées, se retrouver et fusionner en une unité en tant qu'organismes multicellulaires, ce sont les conditions de la vie... L'instinct. Mais, pour les organismes sexués, c'est encore l'instinct qui entre en jeu pour la reproduction. Les jumeaux DN se disent souvent dans l'intimité de la télépathie "on est un".

 

Le chasseur est celui qui capture sa proie, il veut donc la posséder. C'est donc par nature le DOMINANT. Le fuyant est la proie et donc celui qui court. Il est donc par nature le DOMINE. Il n'y a pas de proie sans chasseur et il n'y a pas de dominé sans dominant. Il s'agit donc d'un équilibre naturel. Le rapport semble identique.

 

Dans la nature, c'est souvent le mâle qui est dominant. Avant la rencontre des deux jumeaux DN, le jumeau masculin est aussi en général le dominant, il est chasseur. La présence d'une rivalité extérieure l'empêche de parler, ce qui le fait déjà réagir avec hostilité, lorsqu'il constate que sa jumelle est inaccessible (engagée), mais aussi lorsque lui-même est engagé. Dès lors, il veut sa jumelle pour lui et face à ces obstacles, il rentre dans une frustration (privé de ce qui lui est dû, déçu dans son attente, insatisfait, malheureux). Le sujet A, elle, écoutant son instinct, divorce en contrant son environnement et en devenant acteur, elle s'échappe. On pourrait dire qu'elle devient DOMINANTE face à son environnement. Le sujet B, au contraire, se plie et devient DOMINE par son environnement, il devient passif et reste marié. Quand on observe également les jumeaux utérins, on s'aperçoit que le jumeau dominé est aussi un individu frustré, on le reconnait de suite parce qu'il parle peu et qu'il apparaît plus en souffrance que l'autre. Or, notre jumeau DN est dominant avec sa jumelle... Les jumeaux utérins ont une rivalité fraternelle. Ils sont donc seulement dominant-dominé. Pour nos jumeaux DN, c'est un peu plus complexe ; il a un rival, elle a une rivale dans l'environnement car la rivalité n'est ici pas entre eux mais externe et conjugale. Ce qui veut dire qu'on peut être dominant mais être dominé par son environnement externe. C'est donc pour cela qu'on dit que le jumeau DN masculin devient "fuyant". Il est engagé donc "pris au piège" mais il est, lui, incapable de s'échapper. Pourquoi ? il a de l'ego. Il ne peut pas admettre qu'il s'est trompé et ne peut pas reconnaître son erreur. Il ne peut pas le reconnaître devant son environnement. Il se fait dominé ainsi à cause de son ego.

 

Le jumeau est d'abord chasseur

et il devient dominé par son environnement à cause de l'ego

La jumelle est d'abord fuyante

mais elle se retrouve accidentellement être dominante et se surpasse

 

Le jumeau DN se soumet donc à son environnement, en subissant de nouveau la séparation qui le rend "fou". Son égo le fait tomber malade. C'est peut-être ce qu'on appelle la "maladie d'amour". Il prend alors les caractéristiques du fuyant : il se sent capturé, possédé par autrui et s'interdit d'agir et tombe dans la dépression. Son trouble dissociatif apparait pour pallier à cette dépression. Il devient manipulateur avec sa jumelle en recourant à des mensonges chroniques (par exemples : des rendez-vous répétitifs donnés à sa jumelle par télépathie où il la fait attendre et ne vient pas et lui fait croire qu'il est là jusqu'au dernier moment ou lui fait subir des "lavages de cerveau" nuit et jour ou encore invente des récits imaginaires cruels et pervers) il devient "lunatique" et progressivement, perd contact avec la réalité et sa personnalité. Il est dans une confusion mentale. Ceci sert de tremplin à la schizophrénie. La première à pouvoir et à devoir s'en alerter est sa jumelle (mais celle-ci ne pourra bientôt plus le supporter car elle en subit les conséquences) car pendant les premières années, l'évolution de la maladie reste invisible pour les autres et s'agrave dans le plus grand secret.

 

"Ne pas pouvoir parler" est dû à l'égo et l'égo c'est la perception de son moi renvoyée par l'environnement. Le jumeau DN ne peut pas, à cause de son égo, exprimer ses sentiments par les cinq sens, alors il le fait par télépathie par nécessité, ce qui lui donne également la sensation d'être "anormal" vis-à-vis des autres. Le jumeau se croit "fou" et finit, on pourrait dire, par le devenir. A force de DOUTER, il oscille entre moments de lucidité et moments où la télépathie et sa jumelle deviennent alors pour lui un "délire" et tout lui semble irréel et venir de son imagination.

 

IL DOUTE MEME DE LA REALITE DE LA TELEPATHIE ET NE PEUT PAS EN PARLER

Il tombe alors dans un cercle vicieux.

 

 

5-4 - Dominance et polarité

 

En physique quantique, on trouve aussi cette tendance à l'attraction et à la fusion dans le comportement de deux particules identiques. Ces particules sont aussi l'une positive quand l'autre est négative, une polarité qu'on appelle le spin, un équilibre naturel. En fait, une relation dominant-dominé. Elles atteignent leur équilibre parfait en se rejoignant sur un axe neutre : l'axe O. Lorsqu'on évoque l'Amour Sacré, dans le domaine spirituel, on parle bien là de la relation des jumeaux DN. Celui-ci présente le couple dans l'acte sexuel face à face (et non l'un sur l'autre), les yeux dans les yeux, ce qui nous démontre que c'est l'aspect dominant-dominé qui doit s'équilibrer dans une harmonie parfaite. Ce qui se passe s'il y a réunion finale. Mais ceci n'est possible que si le jumeau malade guérit de son égo.

 

Le couple de jumeaux DN fonctionne comme une seule entité et est sans cesse en recherche d'équilibre, quand la séparation leur est imposée indirectement par l'environnement, par l'intermédiaire de l'égo, l'un s'enfonce dans la dépression et l'autre se surpasse. Pour cette raison, on le compare souvent à un élastique. Le cheminement vers la schizophrénie de l'homme, qui est le dominant, n'est pas transmissible à sa jumelle, malgré un environnement défavorable car celle-ci parle et compense la maladie de son jumeau par une "polarité" inverse, il est malade alors elle doit rétablir sans cesse la stabilité du couple comme un vase communicant : elle fait évoluer la partie saine du duo en augmentant ses propres capacités cérébrales, intellectuelles. Cependant, son jumeau la sollicitant de plus en plus par télépathie, sa patience et son espoir mis à mal, l'épuisement la guette. Ceci dit, cette polarité se trouve parfois inversée dans le couple, voilà pourquoi ceux qui parlent de "Flammes jumelles" y perçoivent "un pôle masculin" et "un pôle féminin" indépendant du sexe dans cette affaire et pourquoi les psychiatres y perçoivent, quant à eux, dans la schizophrénie, une influence de "genre". C'est parce que certaines femmes, en minorité, sont naturellement dominantes. Et dans ce cas, les rôles sont inversés puisque leurs jumeaux sont par conséquent dominés.

 

Ce qu'il faut comprendre c'est que le jumeau dominant attend sa jumelle pour leur engagement. Lorsque cette dernière, subissant les influences de son environnement, s'engage auprès d'un rival (mariage, enfants), cet engagement est synonyme d'abandon pour le jumeau, il la considère alors comme "perdue" ("morte") et s'engage à son tour auprès d'une autre. Après la rencontre, une autre est à sa place, ainsi, il rejette sa jumelle sur le vif. Puis il réalise qu'il a commis une erreur. Son égo lui interdit de revenir vers elle, il ressent de la culpabilité et de la honte, et d'admettre son erreur à l'entourage (risque de paraître imparfait et faible), ce qui le fait plonger dans la déprime. Elle, voyant qu'elle n'a plus l'exclusivité, ressent le rejet comme une injustice, elle est blessée dans sa chair.

Voir annexe 1 : 

 

5-5 - Psychologie sur la base de l'instinct

 

On parle aussi ici d'"AME"; "âmes jumelles". La notion d'âme est restée quelque chose d'abstrait dans l'esprit que ce soit dans la religion ou l'athéisme. En psychologie, on considère l'esprit comme la conscience et on parle d'inconscient pour définir en fait ce qui est mémoire non consciente. Mais, en réalité, l'inconscient est une mémoire qui n'est pas seulement personnelle mais globale. En effet, on peut porter dans l'inconscient le traumatisme vécu par un aïeul. Je citerai ici l'exemple raconté par une femme : "Ma mère a perdu son père à la guerre et moi, une de mes plus grandes phobies, pourtant en temps de paix, a toujours été qu'une guerre se déclenche et que mon mari soit appelé sous les drapeaux. Je n'avais jamais fait le lien consciemment entre les deux jusqu'à aujourd'hui". Cette mémoire non consciente inclue en fait la mémoire ancestrale, et même la mémoire de l'espèce que nous portons tous dans l'ADN. On peut parler de mémoire génétique : la mémoire inscrite dans nos gènes. Elle est aussi l'inconscient collectif dont nous parlait Karl Gustave Jung. C'est également ce que l'on nomme l'âme et elle est compartimentée avec des connexions. L'âme contient donc ce qu'on appelle :

 

L'INSTINCT (mémoire de l'espèce)

 

L'instinct est inné et suggère des actes involontaires et invariables dans le but de préserver l'espèce et donc l'individu. Il se présente sous la forme d'une suggestion et une coordination des réflexes non conscients et est plutôt de l'ordre physiologique. Cependant, la sensation momentanée de l'individu, dans son environnement, peut faire varier l'acte en lui-même par adaptation et c'est elle qui peut pousser à commettre des erreurs, et on peut alors parler de psychologie. Pour cette raison, et pour comprendre, il faut aborder en parallèle le cas des jumeaux DN sous une psychologie individuelle (ce que nous venons de faire) et une psychologie sur la base de l'instinct.

 

Les deux jumeaux DN naissent génétiquement compatibles et séparés par la distance et ils sont guidés par leur instinct, de façon involontaire et invariable, qui leur impose de se retrouver pour fusionner. Ils sont dans l'impossibilité de communiquer par les sens, ils sont donc rapidement télépathes par instinct. Le jumeau DN masculin est l'émetteur et quand sa jumelle atteint l'âge de la puberté, il ressent le besoin de la posséder et ressent le danger de la perdre au profit d'un rival, il intensifie alors son émission télépathique. En fait, dès le début de leur vie, lui est "chasseur" parce qu'il est statique dans son refuge et attend sa jumelle, il est donc à l'affût et elle est "coureuse" car elle doit le retrouver en courant pour deux raisons ; elle doit fuir les autres hommes qui cherchent à la capturer (proie) et doit gagner du temps car elle sait qu'il est impatient et qu'il risque de se tromper de femme. En fait, il l'appâte pour la faire venir en s'arrangeant pour être le seul à pouvoir la combler (par l'anorgasmie qu'il lui induit). Elle est guidée, elle, par son instinct maternel pour le retrouver, elle cherche le père, elle sait par instinct qu'il est son géniteur idéal. C'est lui qui l'appelle -émetteur- (un peu comme le cerf brame) et la fait venir non parce qu'il est dominant dans le sens où on l'entend, mais parce qu'il possède. Il possède quelque chose qui l'empêche, lui, de se déplacer :

son TERRITOIRE

et il ne peut abandonner son territoire sous peine de le perdre. Le territoire est une possession qui fait partie des besoins primaires (comme se nourrir, se vêtir) et correspond au besoin de se loger, ce qui n'a pas de lien avec l'ego. L'avoir a rapport avec l'ego parce qu'il est un désir de possession exagéré, on désire avec l'ego ce dont on n'a pas de besoin.

 

L'environnement joue un rôle important parce qu'il retarde la rencontre et demande une adaptation constante. Dans son attente, le jumeau DN masculin espère, s'impatiente et croit toujours la voir arriver. Une ou plusieurs femmes successives se présentent avec des traits de physique semblables, il a la sensation qu'elle est là et il se trompe. Elle est retardée de son côté pour deux raisons : A chaque fois qu'il a une confusion sur une femme, il pense l'avoir trouvée et il cesse d'émettre pour donner la direction que la jumelle doit suivre. Elle se perd. Il reprend son émission par instinct s'il se rend compte de son erreur et qu'il chasse celle qui est à ses côtés. De plus, pendant sa course, la jumelle se fait capturer par d'autres hommes et tente de s'échapper à chaque nouvelle émission. Elle reprend espoir. On peut donc noter que l'espérance fait partie intégrante de l'instinct et ce dans le but de la survie de l'espèce : l'espérance est liée à l'instinct de survie. Il y a dépression lorsque l'espérance diminue.

 

Lorsque la jumelle le rejoint enfin, enthousiaste, il la reconnaît mais celui-ci est parfois engagé avec une autre, il possède déjà une femme, alors il est triste. Elle peut aussi, de plus, être suivie, ce qui complique les choses. C'est là et seulement là que survient l'ego, il a une mauvaise sensation et doit montrer à son environnement qu'il domine la situation. Alors, plutôt que de reconnaître son erreur, il chasse sa jumelle avec agressivité mais ne tarde pas à le regretter et se sent à son tour dominé par son environnement. Il ne peut pas rompre la télépathie avec elle car c'est son seul lien et il ne veut pas la perdre mais il prend la fuite en la repoussant de manière visible. Il se sent bientôt coupable et honteux, mais son ego l'empêche de parler et il en souffre. Il en devient fou et se désespère. Elle, se sent trahie car elle n'a plus l'exclusivité, elle insiste et cherche à comprendre. Rejetée, elle a une profonde sensation d'injustice et se voit forcée d'abandonner et de fuir, blessée. Elle a tout perdu et se retrouve seule dans une situation de survie. Elle devient alors dominante face à l'environnement.

 

Si elle s'engage avec un autre homme, le jumeau DN est également atteint dans son ego par la rivalité. Il est excessivement jaloux et il va tout faire pour les séparer par télépathie.

 

L'EGO N'EST PAS UN REFLEXE CONTENU DANS L'INSTINCT,

 

IL EST AMENE PAR LES SENSATIONS PROCUREES PAR L'ENVIRONNEMENT.

 

Le rapport de dominance des jumeaux DN naît donc, lui, de l'instinct et est un rapport de possession et de sexe (l'homme garde le foyer et la femme gère la maternité). On parle alors des rôles chasseur/fuyant, réflexes de l'instinct. Ensuite, l'inversion apparente est due à l'apparition de l'ego qui bouleverse les actes.

Le rapport de dominance des jumeaux utérins, lui, est un rapport de possession qui n'a pas de lien avec le sexe et ne fait pas intervenir l'instinct mais bien directement l'ego, il s'agit seulement de rivalité face à l'environnement.

 

La situation des jumeaux DN dégénère alors. L'environnement contrarie l'espérance, réflexe de l'instinct. Un combat s'engage alors entre environnement et instinct et risque de détruire à terme le jumeau DN. La réunion est impossible tant que l'ego ne l'a pas permise. La cause finale recherchée par l'instinct est alors compromise par l'aliénation du jumeau masculin. Mais quelle est cette cause finale tant voulue par l'instinct ?

 

 

 

5-6 - La cause génésique

 

On note clairement que cette gémellité est une relation sexuée, il est donc question d'une fusion sexuelle mais également de procréation dans la mesure où la reproduction des gènes est recherchée (instinct maternel, instinct de survie). Cependant, il y a aussi une notion d'unicité car le jumeau ou la jumelle n'est intrinsèquement pas remplaçable pour l'autre, peu importe l'environnement, le manque subsiste toujours. On peut donc parler d'amour inconditionnel.

 

Philosophiquement et biologiquement, par instinct de conservation de l'espèce, on peut noter que l'amour sexué a pour finalité la reproduction et même la reproduction de ses propres gènes en particulier. On est forcément poussé instinctivement et naturellement vers une personne portant les mêmes gènes (voir "Le Banquet" de Platon). Or, s'il y a séparation, il s'agit d'un dysfonctionnement, d'une anomalie ne permettant pas de reproduire ("identiques et groupés par deux" pour "fusionner"). Cette situation est donc une perversion (changement de bien en mal) et en psychologie, d'ailleurs, la perversion est "une déviation des instincts qui se traduit par un trouble du comportement". Il est certain que l'existence des couples de jumeaux DN a une cause génésique, c'est-à-dire le fait de permettre une procréation idéale. Il serait tout à fait possible, qu'outre le fait d'une différence de sexe, les raisons naturelles de disparité de naissance (espace-temps) s'expliquent par le fait de créer la seule séparation indispensable limitant les risques de consanguinité tout en conservant le maximun de gènes identiques. Pour se réunir ensuite, les autres sens ne pouvant être utiliser à cause de l'éloignement géographique, la télépathie entre en jeu pour annihiler la séparation. Pour le cas des jumeaux DN de même sexe, plus rares, la cause génésique disparaît, ils pourraient être alors semblables aux utérins monozygotes dans le fait d'être issus d'une anomalie.

 

5-7 - La schizophrénie du jumeau "masculin"

 

LA CAUSE DE SEPARATION EST L'ENCHAINEMENT VERS LA SCHIZOPHRENIE POUR LE JUMEAU DN

qui est en général l'homme.

 

SCHIZO vient du grec "skhizein" qui signifie "FENDRE". La schizophrénie est donc bien la maladie de la séparation qui fait se séparer peu à peu de la réalité. Le jumeau DN est un dominant qui se perd, il est d'abord en perte de sa jumelle puis il est en perte de réalité.

 

On dit que les causes de la schizophrénie en général sont épigénétiques, c'est-à-dire une combinaison de deux facteurs ; environnemental et génétique. D'après les statistiques, la maladie touche plus d'hommes que de femmes (1,4 pour 1). On dit que les gènes spécifiques impliqués dans la schizophrénie sont des gènes ordinaires que possèdent hommes et femmes confondus et qui n'ont pas forcément d'incidence, mais lorsqu'ils sont sur-exprimés par plusieurs allèles (variantes d'un même gène), ils prédisposent à la schizophrénie. Ces gènes se situent dans les chromosomes. Il n'y a donc pas plus de prédispositions génétiques masculines que féminines à la schizophrénie et on ne sait toujours pas pourquoi il y a plus de cas chez les hommes. Peut-être que le seul facteur est tout bonnement environnemental et qu'il s'appelle l'ego. 

Plus exactement, la génétique donne une prédisposition à la dominance mais c'est la dominance pervertie qui prédispose à la schizophrénie.

 

La maladie dans laquelle s'engouffre notre jumeau n'atteint pas notre jumelle car elle est dominée par nature et a donc moins de prédispositions à l'ego que lui. La majorité des femmes sont effectivement mieux armées contre les difficultés de la vie et contre la psychose car elles sont beaucoup plus expressives que les hommes. Elles parlent plus facilement, acceptent mieux d'apparaître comme faibles et acceptent plus facilement de se faire aider. Cependant, la jumelle DN subit les conséquences visibles de la maladie de son jumeau. Imaginez-vous entendre dans votre esprit une personne qui a un trouble mental sans le savoir. Il va vous faire faire n'importe quoi, vous allez vous retrouver dans des situations rocambolesques où tout le monde vous regardera de travers...Vous ne savez plus sur quel pied danser et vous ne pouvez l'expliquer. Rappelons-nous le sujet A de notre exemple, on la prend elle-même pour schizophrène. On la juge également bipolaire car dans l'opinion publique, on confond bien souvent bipolarité et lunatisme. Le lunatisme découle de la schizophrénie. La bipolarité est une névrose qui n'a absolument rien à voir ici. Cette bipolarité est un trouble de l'humeur caractérisé par des phases longues (quinzaine de jours) maniaques et euphoriques en alternance alors que le lunatisme peut changer l'humeur d'une heure à l'autre. Ce qui est le cas du jumeau.

 

Il peut aussi souffrir d'amnésies. Celui-ci est obligé de mener une double vie, une par télépathie avec sa jumelle séparée d'une autre vie physique. Ceci l'amène à devoir concilier les deux, incompatibles, il est donc nécessaire pour lui de corriger les écarts par des oublis.

 

Le jumeau DN, en lien avec sa schizophrénie, a une tendance vers une autre psychose : la paranoïa. Son ego le pousse à avoir peur que les autres perçoivent quelque chose d'anormal chez lui, il se met à avoir une peur terrible d'être "pris pour un fou" et d'être ainsi rejeté par les autres. Ce qui l'enferme dans son cercle vicieux.

 

On s'aperçoit dans quelques cas, lorsque l'environnement est déjà plus propice autour d'eux, qu'ils sont moins séparés (proximité, célibat,...), que le jumeau DN ne déclenche pas de schizophrénie, qu'il se rapproche plus facilement de sa jumelle et se retrouve automatiquement plus proche de la réalité.

 

Malgré les tentatives nombreuses de prise de contact physiques des jumelles pour tenter de parler réellement avec leurs jumeaux (c'est-à-dire face à face ou par téléphone), ces derniers se replient sur eux-mêmes et nient tout. Elles n'ont donc rapidement plus la possibilité de les faire parler. C'est l'entourage des jumeaux DN qui doit s'en rendre compte, malheureusement, il ne peut le faire que difficilement, les signes étant peu perceptibles ou compréhensibles pour eux. La jumelle, quant à elle, si elle avertie l'entourage du jumeau, n'est pas crue et en subit les conséquences.

 

Les signes à observer par l'entourage chez le jumeau DN : - Attention : Il est évident que certains de ces signes peuvent être observés chez une personne non télépathe et non schizophrène, c'est la constatation de l'ensemble de ces signes qui doit alerter -

 

a)- Signes de télépathie :

  • Recherche d'isolement (se cacher)

  • Le fait de parler tout seul à haute voix comme une conversation à deux

  • Tics verbaux ou expressions non habituels chez la personne par périodes

  • Tics faciaux (lèvres qui tremblent, sourcils froncés, cou raidi...)

  • Personne cachée seule surprise sur le fait dans des positions inconfortables (à connotation sexuelle)

  • Vibrations ou picotements ressentis dans les mains lorsqu'on les touche

  • Changement de poids (amaigrissement subit)

  • fatigue et insomnies

  • Difficulté de travail ou d'activités ordinaires

  • oublis de repas et jeûnes

 

b)- Symptômes propres au trouble mental :

  • moments d'absence

  • stupeur (air confus ou ébêté) en présence d'une femme particulière ou à la réception de certains appels téléphoniques

  • lunatisme

  • petites amnésies

  • repli sur soi

  • air triste

  • pas d'évocation de sentiments

  • tremblements, raideurs musculaires

  • crises d'angoisse (voire spasmophilie)

  • automutilations éventuelles

 

Le jumeau, comme sa jumelle, a donc des synchronicités qui sont des effets de la télépathie gémellaire mais qui n'ont aucun lien avec la schizophrénie. Grand nombre de psychologues ou psychiatres n'accordent pas assez d'intérêt à la compréhension de ce qu'est la synchronicité et ont eu tendance à l'observer comme un sujet peu sérieux. C'est un tort.

 

Gardons à l'optique que cette schizophrénie, en général masculine, peut concerner quand-même parfois une femme.

 

Ce qui nous démontre que dans le diagnostic psychiatrique, les symptômes actuellement attribués à la schizophrénie sont surement erronés. En effet, un amalgame est sans doute fait entre les symptômes propres à la maladie (dissociation, déréalisation, dépersonnalisation...) et les caractéristiques de la synchronicité due à la télépathie gémellaire (entraînant réception de "visions" et "voix") qui sont en réalité deux faits bien distincts. C'est ainsi qu'on commet peut-être deux erreurs médicales graves :

  • en croyant la jumelle schizophrène sur la base de sa synchronicité alors qu'elle est en très bonne santé mentale ;

  • en laissant le jumeau schizophrène livré à lui-même face à sa maladie sans aucune aide.

 

 

5-8 - La cause initiale du trouble dissociatif du jumeau disparonatal "masculin" (dominant)

Le jumeau dominant doit réapprendre à s'exprimer normalement dans son environnement et surtout auprès de son jumeau et ainsi agir librement selon son instinct. Cette situation de trouble dissociatif a été amenée après un état dépressif de séparation, par le fait que le jumeau disparonatal dominant est poussé par son instinct vers son jumeau dont il est séparé et qu'il a été empêché de lui parler par tous les facteurs de son environnement. Etant dominant, il n'a pas pu accepter cette soumission et l'a vécue comme un traumatisme. Il utilise donc la télépathie d'abord comme appel de détresse puis en fait un mode de communication de substitution, puis un mode de vie de substitution pour y survivre, ce qui l'enferme ensuite dans son trouble dissociatif.

 

 

6- CONCLUSION

 

La télépathie humaine est un sujet tellement effrayant, gênant, qu'on préfère la discréditer que de la reconnaître. C'est l'inconnu et l'inconnu fait peur. Dans notre société, on a pris l'habitude, pour paraître rationnel, et par mimétisme, soit de rire bêtement des choses qu'on ne comprend pas soit de les ignorer, mais n'est-ce pas une manière inefficace de se rassurer, au fond ? C'est ainsi qu'on se moque, par exemple, des hommes battus (ils dérangent les croyances établies) parce qu'ils sont plus rares mais ils existent pourtant bien et en souffrent encore plus, ne pouvant pas en parler, leur souffrance faisant rire les autres, comme on se moque également de personnes qui ont la maladie de Parkinson où la Gilles de la Tourette avant de comprendre enfin et de se sentir ignorant et ridicule au final. Le jumeau DN peut vivre un traumatisme et vivre de manière terrifiante l'expérience même de télépathie, ne correspondant pas aux croyances établies. Il ne peut pas parler de télépathie à cause de son environnement et ne peut pas parler avec sa jumelle (autrement) et reste en souffrance. Il ne peut plus gérer la situation. Il finit par ne plus savoir ce qui est réel.

 

En outre, l'explication du phénomène sous un aspect spirituel a été un début, car elle a été la seule aide disponible et ce, depuis une dixaine d'années, pour ces jumeaux disparonatals pour surmonter cette expérience, mais contribue également à disqualifier sa réalité auprès du grand public et fait percevoir ces jumeaux comme des personnes superficielles et excentriques auprès des autres. Elle donne peut-être de l'espoir sentimental mais ne guérit pas le jumeau malade. Il est temps que le sujet soit abordé d'une autre façon et donne enfin des explications plus scientifiques.

 

Quoi qu'il en soit, le cas des jumeaux DN est une expérience difficile pour les deux, une histoire d'amour contrariée, doublée d'une relation gémellaire compliquée en elle-même car inconsciente, portant en soi déjà le syndrome du jumeau perdu, ignoré par la société, avec des retrouvailles inespérées, où vient se greffer, pour l'un d'eux, malheureusement, quand l'environnement les sépare, un enchaînement vers la schizophrénie, mal connue également par la société et pour l'autre le reflet de ses conséquences. A tout cela, se rajoute une expérience phénoménale de télépathie plongeant dans l'inconnu et le non-dit où subsiste toujours le doute. Cette expérience implique presque tous les tabous de la société à elle seule, il s'agit de télépathie, de synchronicité, de visions, de voix, d'amour, de sexe, d'idée d'adultère, de folie, d'ego... Evident, qu'on ne peut pas en parler ! Heureusement, on échappe à l'anthropophagie ! C'est une chance...

 

On peut donc dire que l'environnement a sa responsabilité notamment par la désinformation et par le tabouisme de ceux qui se prétendent rationnels et sont absents de toute étude sérieuse sur le sujet. EN PARLER permettrait sa précognition et jouerait le rôle préventif attendu par tous ces jumeaux DN. On résout souvent les problèmes d'ordre psychique par la parole (thérapie). La schizophrénie du jumeau n'est pas à prendre à la légère car elle est une détresse sans réponse et que cette souffrance se reflète aussi chez sa jumelle. N'ayons pas peur des mots, au delà d'une histoire d'amour peu commune, au risque de briser un peu le mythe, c'est un enfer psychologique. La problématique de cette relation n'est peut-être tout simplement qu'une mauvaise compréhension au préalable et une difficulté de communication humaine en général. Paradoxalement, la télépathie, aussi ignorée soit-elle, reste le seul moyen de communication fiable quand on se trouve dans la détresse et est étroitement liée à la préservation de l'espèce.

 

Le jumeau est peut-être malade de son ego mais c'est peut-être d'abord à la société, qui n'accepte pas la moindre remise en question, d'accepter de perdre son ego. C'est pour cette raison que la reconnaissance sérieuse du phénomène doit se faire dans l'opinion publique. L'expérience sera plus facile à traverser pour de nombreux individus et des souffrances, voire des internements et des suicides, évitées.

 

JUMEAUX :

ETRE IDENTIQUES ET ENSEMBLE

________________________

 

"En face de soi, il y a toujours son double.

Demain, ce sera peut-être toi"

"Soit on parle et on est pris pour fou,

soit on se tait et on devient fou."

Citations du sujet B

 

 

7 – LANCEMENT DU PROJET FLAMME

 

Il faut donc commencer par démontrer qu'il y a bien télépathie et qu'elle est le mode de communication des gènes pour se retrouver. Aussi, ce que ce projet d'étude propose de réaliser par l'expérimentation :

 

  • Prouver l'existence effective de la télépathie

  • Prouver qu'une similitude génétique et le danger de la séparation sont les premiers facteurs de déclenchement de la télépathie

  • Faire reconnaître un deuxième type de gémellité : celui des jumeaux disparonatals .

 

 

Merci à tous de m'avoir lue,

 

 

L'expérimentateur et anthropologue amateur,

Brigitte CUROT

 

le 5 août 2018

Version réactualisée du 2 avril 2019

 

Partager cette page
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :